Crédits d’impôt : le fisc regarde vos anciennes dépenses, et cette différence peut vous obliger à rembourser en 2027

L’avance fiscale versée en janvier 2027 reposera sur vos dépenses de 2025, alors que le montant réellement dû dépendra de celles engagées en 2026.

Ce décalage peut créer un trop-perçu. Si vos dépenses ouvrant droit à une réduction ou à un crédit d’impôt ont baissé en 2026, l’administration peut vous verser une avance trop élevée, puis vous réclamer la différence pendant l’été 2027.

La Direction générale des Finances publiques permet de réduire ou d’annuler ce versement jusqu’au 10 décembre 2026. La démarche concerne principalement les foyers dont la situation a changé entre 2025 et 2026.

Pourquoi le fisc utilise encore vos dépenses de 2025

L’avance versée à la mi-janvier 2027 doit représenter 60 % des réductions et des crédits d’impôt mentionnés dans la déclaration de revenus 2025, déposée au printemps 2026. L’administration ne connaît pas encore, à cette date, le montant définitif des dépenses réalisées en 2026.

Elle utilise donc les informations de l’année précédente comme base provisoire. Environ 9 millions de foyers avaient bénéficié de cet acompte lors de la campagne précédente.

Le calcul définitif interviendra après la déclaration déposée au printemps 2027. Le fisc vérifiera alors les dépenses réellement engagées en 2026. Le solde, correspondant aux 40 % restants lorsque le crédit est maintenu, sera versé pendant l’été 2027.

Le problème apparaît lorsque les dépenses de 2026 sont inférieures à celles de 2025. L’avance de janvier peut alors dépasser le crédit d’impôt finalement accordé. La différence devient un trop-perçu à rembourser. Retrouvez notre article sur la déclaration de revenus 2026 : ce crédit d’impôt que beaucoup de retraités oublient chaque année.

Qui doit modifier son avance avant le 10 décembre

Une vérification s’impose si vous avez réduit ou arrêté une dépense ouvrant droit à un avantage fiscal en 2026. Cela peut notamment arriver après la fin d’un emploi à domicile ou lorsqu’une dépense récurrente n’a pas été renouvelée.

La DGFiP demande aux contribuables concernés d’intervenir avant le 10 décembre 2026. Le fisc précise : « Vous avez jusqu’au 10 décembre pour modifier ou annuler l’avance de janvier 2027 et éviter, ainsi, de devoir rembourser un éventuel trop-perçu l’été prochain ».

La modification s’effectue depuis l’espace particulier sur impots.gouv.fr. Le chemin communiqué passe par la rubrique « Gérer mon prélèvement à la source », puis par le menu « Gérer vos avances de réductions et crédits d’impôt ».

Deux possibilités sont proposées : diminuer l’avance lorsque les dépenses ont simplement baissé, ou l’annuler lorsque plus aucune dépense éligible n’a été engagée en 2026. Sans intervention, les 60 % calculés sur la base de 2025 seront versés à la mi-janvier 2027.

Si vos dépenses ont au contraire augmenté en 2026, aucune modification n’est demandée. L’avance restera fondée sur l’année 2025 et l’éventuel complément sera calculé après la déclaration du printemps 2027.

Le cas particulier de l’avance immédiate et le contrôle à effectuer

Les utilisateurs de l’avance immédiate de crédit d’impôt pour les services à la personne doivent tenir compte d’un calcul supplémentaire. Les sommes déjà avancées par l’Urssaf sont automatiquement déduites du versement prévu en janvier 2027.

Lorsque cette avance immédiate est supérieure au crédit d’impôt calculé, aucun virement n’est prévu en janvier. Dans cette situation, le menu permettant de gérer l’avance peut ne pas apparaître dans l’espace fiscal.

Les dispositifs de trésorerie destinés aux contribuables ont déjà pris d’autres formes. En 2013, une mesure distincte avait permis un déblocage exceptionnel de l’épargne salariale jusqu’à 20 000 euros entre juillet et décembre, comme le rappelait 20 Minutes. Cette ancienne mesure ne modifie pas les règles applicables à l’avance de crédits d’impôt de janvier 2027. Découvrez également notre article sur la retraite complémentaire : décision le 14 octobre, hausse au 1ᵉʳ novembre seulement en cas d’accord.

Le contrôle utile reste simple : comparer les dépenses éligibles de 2025 avec celles réellement payées en 2026. Une baisse significative justifie d’ajuster l’avance avant le 10 décembre. Cette correction évite de recevoir en janvier une somme qui pourrait être réclamée quelques mois plus tard.

Jacqueline

Experte en entrepreneuriat, offrant des conseils pratiques pour aider les entrepreneurs à développer et réussir leurs entreprises.

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