Depuis le 1er décembre 2025, les parents séparés en garde alternée peuvent chacun bénéficier de leur propre aide CMG pour l’emploi direct d’une assistante maternelle. Une réforme majeure qui change la donne pour de nombreuses familles.
Une réforme du CMG qui individualise les droits
Le Complément de libre choix du mode de garde (CMG) évolue. Désormais, chaque parent séparé en résidence alternée peut percevoir sa propre aide pour l’emploi direct d’une assistante maternelle ou d’une garde à domicile. Jusqu’ici, un seul allocataire percevait l’aide, même si les deux assumaient une part de la garde.
Cette mesure, entrée en vigueur le 1er décembre, est issue de la loi de financement de la Sécurité sociale 2023. Elle vise à mieux refléter la réalité des familles séparées qui se partagent équitablement le temps de garde.
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Quelles sont les conditions pour bénéficier du nouveau CMG ?
Pour ouvrir les droits au CMG en garde alternée, plusieurs conditions sont à respecter :
- La résidence alternée doit être effective (pas un simple droit de visite)
- Chacun des parents doit signer son propre contrat avec la personne gardant l’enfant
- Les heures doivent être déclarées séparément via Pajemploi
- Les allocations familiales doivent être partagées entre les deux parents
L’aide est calculée selon les ressources, le coût horaire et le nombre d’enfants. En 2025, le plafond mensuel est de 984,26 € pour un enfant de moins de 3 ans, 492,13 € pour un enfant entre 3 et 6 ans.
Un nouveau cadre qui facilite l’équité entre ex-conjoints
Avec ce changement, le parent non-allocataire jusque-là peut désormais ouvrir ses droits, à condition de remplir les critères. Cela permettra à chaque foyer de mieux assumer ses dépenses de garde, en fonction de ses revenus et de son temps de garde effectif.
L’intervention de Me Alice Bouissou, avocate en droit de la famille, souligne la portée concrète de cette réforme :
« Le CMG était assez loin de la réalité concrète des familles. On s’est rendu compte qu’il n’y avait qu’un seul espace pour une famille séparée, ce n’était pas cohérent. »
Ce qui reste exclu du dispositif
Attention : cette évolution ne concerne pas les familles ayant recours à :
- Une micro‑crèche
- Une crèche familiale
- Une structure d’employeurs d’intervenants (type agences)
- Les cas de garde exclusive avec simple droit de visite
La mesure cible uniquement les situations de garde alternée avec emploi direct d’une assistante maternelle ou d’un.e garde à domicile.
Vers une meilleure reconnaissance de la co-parentalité
Ce nouveau CMG pourrait aussi réduire les tensions dans les séparations.
« C’était souvent un sujet de conflit. Cette réforme va dans le sens d’un apaisement et d’un soutien concret à la coparentalité », souligne Caroline Blondeau, présidente de l’Association pour la Médiation Familiale.
Ce changement marque une avancée importante vers l’égalité parentale dans la gestion quotidienne des enfants. En individualisant les droits, la CAF tient enfin compte des familles modernes et pluriformes. Une évolution qui ouvre la voie à d’autres adaptations dans les politiques familiales à venir.
Et vous, trouvez-vous que cette réforme facilite la co-parentalité ? Partagez votre expérience ou votre avis en commentaire.
