Les aides à l’embauche d’apprentis vont être revues à la baisse pour certains diplômes, avec 200 millions d’euros d’économies attendues dès 2026.
Le gouvernement prépare un nouveau tour de vis budgétaire sur l’apprentissage. Selon le ministère du Travail, les aides versées aux entreprises pour l’embauche d’apprentis vont être réduites pour plusieurs formations du supérieur, notamment les BTS et les diplômes d’ingénieur.
Une mesure qui s’inscrit dans un objectif d’économies sur les finances publiques.
Des aides en baisse pour les diplômes du supérieur
Jusqu’ici, les entreprises pouvaient bénéficier d’une aide pouvant atteindre 6 000 euros par contrat d’apprentissage. Ce montant avait déjà été abaissé à 5 000 euros pour les PME de moins de 250 salariés et à 2 000 euros pour les entreprises de plus grande taille.
Le nouveau projet de décret prévoit une nouvelle réduction. Pour les entreprises de moins de 250 salariés, la prime maximale sera désormais de 4 500 euros pour les apprentis préparant un diplôme de niveau Bac +2, comme un BTS ou un DUT. Elle restera fixée à 2 000 euros pour les formations plus longues, telles que les diplômes d’ingénieur, les licences ou les masters.
Du côté des entreprises de 250 salariés et plus, l’aide serait ramenée à 1 500 euros pour les diplômes de niveau Bac +2 et à 750 euros pour les niveaux supérieurs.
En revanche, le montant de 6 000 euros sera maintenu pour l’embauche d’apprentis en situation de handicap.
900 millions d’euros d’économies sur deux ans
Ces aides concernent uniquement la première année d’exécution des contrats d’apprentissage conclus avant le 1er janvier 2027.
Le ministère du Travail estime que ces ajustements permettront de réaliser environ 200 millions d’euros d’économies dès 2026 et jusqu’à 900 millions d’euros sur deux ans.
Le décret doit entrer en vigueur dès le lendemain de sa publication et s’appliquera aux nouveaux contrats signés à partir de cette date.
Un dispositif qui avait dopé l’apprentissage
Ces aides exceptionnelles avaient contribué à une forte hausse du nombre d’apprentis en France. Leur effectif est passé d’environ 430 000 en 2017 à plus d’un million en 2023.
L’apprentissage s’est notamment développé dans l’enseignement supérieur et dans les secteurs de services, profitant largement du soutien financier de l’État.
Reste à savoir si la réduction des aides freinera cette dynamique ou si les entreprises continueront à recruter malgré des primes moins élevées.
Pensez-vous que ces coupes budgétaires risquent de ralentir l’apprentissage en France ? Donnez votre avis en commentaire.
