Pension de février : pourquoi elle a baissé malgré la hausse annoncée au 1er janvier

Votre pension a baissé en février malgré la hausse annoncée au 1er janvier ? Entre revalorisation limitée, gel de la complémentaire et mise à jour de la CSG, voici ce qui s’est réellement passé.

Au 1er janvier 2026, les pensions de base versées par la Caisse nationale d’assurance vieillesse, les CARSAT ou encore la MSA ont été revalorisées de 0,9 %. Pourtant, de nombreux retraités ont constaté une baisse sur leur virement du mois de février. Un paradoxe qui s’explique par des mécanismes fiscaux souvent méconnus.

Une hausse limitée du régime de base

La revalorisation de 0,9 % vise à compenser partiellement l’inflation. Mais elle reste modeste comparée aux années précédentes.

Concrètement, une pension de base de 1 000 euros augmente de 9 euros bruts. Un gain faible, rapidement absorbé par les prélèvements sociaux ou d’éventuelles variations fiscales.

Pour beaucoup de retraités, cette hausse s’avère donc à peine perceptible sur le montant final versé.

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Le gel de la retraite complémentaire

Autre facteur : la complémentaire Agirc-Arrco n’a pas été revalorisée en ce début d’année.

Or pour les anciens salariés du privé, cette part représente une portion importante de la pension totale. L’absence d’augmentation sur cette composante limite fortement l’impact de la hausse du régime de base.

Résultat : l’augmentation globale apparaît faible, voire inexistante.

La mise à jour annuelle de la CSG

Le véritable changement intervient en février avec l’actualisation des taux de Contribution Sociale Généralisée (CSG).

Chaque année, le taux appliqué dépend du revenu fiscal de référence. Si vos revenus ont légèrement augmenté ou franchi un seuil, vous pouvez basculer vers un taux supérieur.

Ce passage d’un taux réduit à un taux médian ou plein peut entraîner une baisse nette du montant versé, malgré la hausse brute de 0,9 %.

Les nouveaux seuils à surveiller

Pour une personne seule :
– 3,8 % jusqu’à 13 048 euros
– 6,6 % jusqu’à 17 057 euros
– 8,3 % au-delà de 26 472 euros

Pour un couple :
– 3,8 % jusqu’à 20 016 euros
– 6,6 % jusqu’à 26 167 euros
– 8,3 % au-delà de 40 604 euros

Un dépassement minime peut suffire à modifier le taux applicable. À cela s’ajoutent la CRDS et la CASA, qui pèsent également sur le montant net.

Anticiper les effets de seuil

La pension versée le 9 février correspond à celle de janvier, intégrant à la fois la revalorisation et la nouvelle grille de prélèvements.

Une légère hausse de revenus en 2024 peut donc entraîner un taux de CSG plus élevé en 2026. Ce mécanisme crée parfois l’impression d’une baisse injustifiée.

Dans un contexte de revalorisation modérée, les effets de seuil jouent un rôle déterminant sur le pouvoir d’achat réel des retraités. Une augmentation brute peut être neutralisée, voire inversée, par un simple changement de tranche sociale. Vérifier son revenu fiscal de référence et comparer le montant brut et net de sa pension devient indispensable pour comprendre ces variations.

Votre pension a-t-elle augmenté ou diminué en février ? Partagez votre situation en commentaire.

Anna

Experte en entrepreneuriat, offrant des conseils pratiques pour aider les entrepreneurs à développer et réussir leurs entreprises.

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