PER : cette mesure discrète après 70 ans risque d’alourdir l’impôt de nombreux seniors

Après 70 ans, le Plan d’Épargne Retraite perd un avantage fiscal clé : une mesure discrète qui pourrait alourdir l’impôt de nombreux seniors dès 2026.

La loi de finances 2026 modifie la fiscalité du Plan d’Épargne Retraite pour les plus de 70 ans.

Le Plan d’Épargne Retraite (PER) a séduit plus de 11 millions d’épargnants en France. Mais une disposition intégrée à la loi de finances 2026 change la donne pour les seniors. À partir de 70 ans, un avantage fiscal majeur disparaît, avec un impact direct sur l’impôt de certains contribuables.

La fin de la déductibilité après 70 ans

Jusqu’à présent, les versements volontaires sur un PER pouvaient être déduits du revenu imposable, dans la limite des plafonds en vigueur. Cet avantage constituait l’un des principaux arguments du produit : réduire immédiatement son impôt tout en préparant sa retraite.

Désormais, à compter du 1er janvier 2026, cette déductibilité est supprimée pour les épargnants ayant dépassé 70 ans. Le PER reste accessible, mais il perd son principal levier fiscal à l’entrée.

Conséquence : les sommes versées après 70 ans ne viendront plus diminuer le revenu imposable.

Qui est concerné par cette mesure ?

La réforme cible surtout les seniors encore en activité. Indépendants, professions libérales ou dirigeants poursuivant leur carrière après 70 ans utilisaient souvent le PER pour lisser leurs revenus et absorber une année plus rémunératrice.

Sans déduction fiscale, un versement identique augmente mécaniquement l’assiette imposable. À situation égale, l’impôt dû peut donc grimper dès 2026.

Pour ces profils, le PER devient un outil d’épargne patrimoniale, mais plus un instrument d’optimisation fiscale immédiate.

Des prélèvements sociaux en hausse

Autre évolution : les prélèvements sociaux sur les produits du PER passent de 17,2 % à 18,4 %.

Dans le même temps, l’assurance-vie n’est pas concernée par cette hausse. Le signal est clair : le cadre fiscal du PER se durcit, en particulier pour les épargnants âgés.

Cette double modification – fin de la déductibilité et hausse des prélèvements – réduit l’attractivité du produit après 70 ans.

Quelle stratégie adopter avant et après 70 ans ?

Avant 70 ans, le PER conserve tout son intérêt pour les contribuables imposés. Anticiper des versements avant de franchir cet âge permet de sécuriser l’avantage fiscal.

Après 70 ans, la logique change. Les versements restent possibles, mais ils doivent être analysés sous un angle patrimonial et non fiscal. Il devient essentiel de comparer avec d’autres enveloppes d’épargne, notamment l’assurance-vie.

Cette évolution illustre un recentrage du PER vers les actifs en phase de constitution de retraite, plutôt que vers les seniors déjà installés. Pour les contribuables fortement imposés qui poursuivent leur activité au-delà de 70 ans, la perte de déductibilité peut représenter plusieurs milliers d’euros d’impôt supplémentaires sur la durée. Une révision de stratégie patrimoniale s’impose donc dès 2026 pour éviter les mauvaises surprises.

Cette nouvelle règle fiscale vous paraît-elle justifiée ou pénalisante pour les seniors actifs ? Donnez-nous votre avis en commentaire.

Anna

Experte en entrepreneuriat, offrant des conseils pratiques pour aider les entrepreneurs à développer et réussir leurs entreprises.

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