Retraite 2026 : racheter des trimestres coûte plus cher, voici les nouveaux tarifs

Le barème 2026 pour le rachat de trimestres affiche des tarifs revalorisés selon l’âge et les revenus : de 1 983 € pour un jeune de 30 ans jusqu’à 5 279 € à 50 ans, avec un plafond de 12 trimestres maximum rachetables. La CNAV vient de dévoiler ces nouveaux tarifs qui marquent une hausse générale des coûts. Cette option permet de compenser des années d’études ou des périodes incomplètes pour atteindre les 172 trimestres requis. Face au recul de l’âge légal, racheter des trimestres demande une stratégie précise pour éviter un investissement inutile.

Les tarifs selon l’âge : moins cher avant 40 ans, pic à 50 ans

Pour les jeunes actifs, le rachat est moins onéreux mais nécessite une épargne précoce. À 30 ans pour un salaire supérieur à 48 060 €, un trimestre coûte 1 983 € pour le taux seul et 2 938 € pour le taux et la durée. Avant 30 ans, les stages bénéficient d’un tarif bloqué à 481 € par trimestre. Le coût grimpe significativement avec l’âge pour atteindre 5 279 € à 50 ans, avant de redescendre légèrement à 4 512 € à 66 ans en raison de la proximité du départ. Découvrez notre article sur les aides sociales 2026 : le guide complet pour tout comprendre sur vos droits.

Trois tranches de revenus qui déterminent le montant du rachat

Le montant du rachat est calculé selon trois tranches de revenus avec des seuils fixés à 36 045 € et 48 060 €. Plus vos revenus sont élevés, plus le pourcentage appliqué par la CNAV est important, atteignant jusqu’à 18,05 % pour les plus de 62 ans. Cette progressivité tarifaire impose de choisir idéalement l’année de rachat lors d’une période où vos revenus sont stables ou en légère baisse pour bénéficier d’un tarif plus avantageux.

L’abattement études supérieures : 670 € par trimestre avant 40 ans

Les salariés ont jusqu’au 31 décembre de l’année de leurs 40 ans pour racheter des trimestres d’études avec un abattement de 670 € par trimestre. Avantage fiscal majeur : les sommes versées pour le rachat sont intégralement déductibles du revenu imposable. C’est un levier puissant pour réduire son assiette fiscale tout en préparant ses droits à taux plein. Attention : cet abattement ne s’applique pas aux jobs d’été mais uniquement aux études supérieures.

Le piège de la sur-cotisation et le choix entre Option 1 et Option 2

Avec la réforme des retraites, certains assurés risquent de valider naturellement plus de trimestres que nécessaire par le travail supplémentaire imposé par la loi. Racheter des trimestres qui s’avèrent finalement inutiles représente un piège financier de plusieurs milliers d’euros. Le choix entre les deux options est également déterminant : l’Option 1 agit uniquement sur le taux pour éviter la décote, tandis que l’Option 2 joue aussi sur la durée d’assurance et s’avère plus rentable pour les carrières hachées mais nettement plus chère. Retrouvez aussi notre article sur la pension de réversion : une simplification majeure annoncée pour 2026.

Conclusion

Le rachat de trimestres en 2026 peut être un investissement rentable pour certains profils mais un piège coûteux pour d’autres : simulations préalables sur info-retraite.fr et analyse de rentabilité personnalisée sont indispensables avant de s’engager. Avez-vous envisagé de racheter des trimestres pour compléter votre carrière et avez-vous déjà simulé le nombre d’années nécessaires pour amortir le coût du rachat par le gain obtenu sur votre pension de retraite ? Donnez votre avis en commentaire.

Jacqueline

Experte en entrepreneuriat, offrant des conseils pratiques pour aider les entrepreneurs à développer et réussir leurs entreprises.

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