En 2026, les propriétaires retraités de 75 ans ou plus peuvent être totalement exonérés de taxe foncière sur leur résidence principale, sous conditions de ressources fixées à 12 793 € de revenu fiscal de référence pour une part fiscale. Chaque automne, l’avis de taxe foncière arrive dans les boîtes aux lettres et c’est rarement une bonne surprise. Pourtant, plusieurs dispositifs permettent de réduire fortement la facture, voire de l’effacer totalement selon l’âge, les revenus et certaines prestations sociales perçues.
Exonération totale à partir de 75 ans sous conditions de ressources
La loi de finances 2026 prévoit une exonération totale de taxe foncière sur la résidence principale pour les propriétaires ayant 75 ans ou plus au 1er janvier 2026. Le plafond est fixé à 12 793 € de revenu fiscal de référence pour une première part fiscale, avec 3 416 € supplémentaires par demi-part. Dans un couple, il suffit qu’un seul des conjoints ait atteint 75 ans pour que le foyer puisse prétendre à l’exonération, le seuil pouvant atteindre environ 19 451 € pour deux personnes. Retrouvez notre article sur la mauvaise nouvelle pour les retraités : cette hausse de la CSG pourrait faire baisser votre pension.
ASPA, invalidité et AAH : des exonérations sans condition d’âge
L’âge n’est pas le seul critère. Les bénéficiaires de l’ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées) et ceux percevant l’allocation supplémentaire d’invalidité peuvent être totalement exonérés de taxe foncière sur leur résidence principale, sans condition d’âge. Les bénéficiaires de l’allocation aux adultes handicapés (AAH) peuvent également en bénéficier, à condition que leur revenu fiscal de référence reste sous le plafond légal. Beaucoup de retraités découvrent ces dispositifs un peu par hasard alors qu’ils existent depuis plusieurs années.
Entre 65 et 74 ans : un dégrèvement forfaitaire de 100 €
Pour les retraités propriétaires âgés de 65 à 74 ans au 1er janvier 2026, un mécanisme différent s’applique : un dégrèvement forfaitaire de 100 € directement sur l’avis de taxe foncière, sous les mêmes plafonds de ressources. Pour des retraités vivant avec une pension modeste, chaque réduction compte d’autant plus que le budget logement représente une part importante des dépenses des seniors selon l’INSEE.
Résidence principale uniquement : les limites à connaître
Ces exonérations et dégrèvements ne concernent que la résidence principale. Une maison secondaire ou un bien mis en location reste soumis à la taxe foncière classique quel que soit l’âge du propriétaire. Par ailleurs, même en cas d’exonération totale, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères reste généralement due. Vérifier son revenu fiscal de référence sur son dernier avis d’imposition et sa situation personnelle reste la meilleure façon de savoir si on peut profiter de ces dispositifs. Retrouvez également notre article sur la retraites 2026 : voici les dates exactes de versement selon votre caisse.
Conclusion
L’exonération de taxe foncière pour les retraités propriétaires représente une économie significative souvent ignorée, accessible dès 65 ans avec le dégrèvement de 100 € et totale dès 75 ans sous conditions de ressources. Êtes-vous concerné par ces dispositifs d’exonération de taxe foncière et avez-vous déjà vérifié votre revenu fiscal de référence pour savoir si vous pouvez en bénéficier en 2026 ? Donnez votre avis en commentaire.
