Un salarié en arrêt maladie longue durée réclamait une revalorisation salariale malgré 5 000 €/mois garantis. La justice a tranché : cet avantage est déjà bien au-dessus des standards. Peut-on réclamer une augmentation de salaire lorsqu’on est en arrêt maladie depuis plus de quinze ans, tout en continuant à percevoir un revenu mensuel fixe ? C’est la question posée par un salarié britannique d’IBM, soutenu par une argumentation liée au handicap et à la perte de pouvoir d’achat. Le jugement, rendu récemment au Royaume-Uni, éclaire les limites de l’équité perçue dans des cas d’indemnisation longue durée exceptionnelle.
Un revenu garanti depuis 2008 grâce à un plan hors norme
Le plaignant, salarié d’IBM au Royaume-Uni, est en arrêt maladie depuis 2008 en raison d’une leucémie diagnostiquée quatre ans plus tard. Il perçoit 5 000 € mensuels, soit 75 % de son salaire initial, grâce à un plan de santé interne très avantageux. Ce dispositif, qui pourrait lui assurer 1,72 million d’euros au total jusqu’à ses 65 ans, est extrêmement rare. C’est cette situation stable, mais figée, qui a poussé l’intéressé à saisir la justice pour dénoncer un traitement inégalitaire. Découvrez notre article sur la retraite 2026 : les meilleurs placements sans risque pour compléter vos revenus.
Une revalorisation réclamée au nom de l’inflation
La demande du salarié reposait sur un argument central : en l’absence de revalorisation annuelle, son pouvoir d’achat réel aurait fondu au fil des années. Alors que ses collègues encore en poste ont vu leurs salaires progresser, lui se sentait soumis à une forme de discrimination indirecte, liée à son handicap. Il estimait que le système d’IBM devait intégrer un ajustement automatique pour préserver l’équité salariale, indépendamment de son absence prolongée.
Une décision judiciaire fondée sur la générosité du dispositif
Le tribunal du travail de Reading a rejeté cette demande, estimant que la pension versée par IBM constituait un avantage exceptionnel. En comparaison internationale, peu de régimes maintiennent 75 % du salaire d’un salarié en arrêt sur plusieurs décennies. En France, par exemple, la couverture maladie d’entreprise est limitée dans le temps et plafonnée. Le juge a souligné que le maintien d’un tel revenu sur 30 ans était largement au-delà des normes, excluant toute obligation de révision annuelle.
Une affaire qui relance le débat sur l’équité en entreprise
Cette affaire relance un débat de fond sur l’équilibre entre les droits des salariés actifs et ceux en arrêt longue durée. D’un côté, un revenu stable qui protège ; de l’autre, l’impossibilité d’évoluer professionnellement ou de voir son salaire suivre l’inflation. Le ressenti d’exclusion, souvent renforcé par la maladie, interroge sur la manière dont les entreprises maintiennent ou non le lien avec leurs salariés absents de longue date. Une question humaine autant que juridique. Retrouvez aussi notre article sur la déclaration CAF 2026 : le calendrier complet pour ne pas rater vos droits.
Conclusion
Le cas d’IBM illustre les zones grises de la protection sociale en entreprise : entre avantages généreux et limites légales, l’équité perçue diffère selon les points de vue. Et vous, trouvez-vous normal qu’un salarié en arrêt longue durée soit exclu des augmentations ? La stabilité financière compense-t-elle l’absence d’évolution ? Partagez votre avis en commentaire.
