Le projet de budget 2027 met les retraités dans le viseur : gel partiel des pensions d’un côté, avantage fiscal raboté de l’autre.
Le gouvernement de Sébastien Lecornu a présenté le 1er octobre une première copie du budget 2027. Objectif affiché : environ 54 milliards d’euros d’économies, pour ramener le déficit public à 5 % du PIB.
Dans ce tour de vis, les retraités ne sont pas épargnés. Deux mesures les touchent directement, même si leur contour précis reste à confirmer.
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Un gel partiel des pensions sur la table
Le ministre de l’Économie a ouvert la porte à un gel partiel des retraites en 2027, comme le rapportait Le Figaro le 14 août. La piste s’est précisée le 17 septembre : dans un entretien au Figaro, le Premier ministre Sébastien Lecornu a détaillé son effort budgétaire, qui passe notamment par le gel du point d’indice des fonctionnaires et de certaines retraites.
Le périmètre exact n’est pas encore arrêté. Plusieurs médias évoquent une désindexation des pensions plutôt qu’un gel généralisé : les pensions ne suivraient plus l’inflation, sans être nécessairement bloquées pour tout le monde de la même façon.
Un avantage fiscal visé, sans précision pour l’instant
Le second coup concernerait un avantage fiscal. Le projet prévoit d’augmenter les prélèvements obligatoires à 44,2 % du PIB en 2027, contre 43,9 % en 2026, principalement en rabotant certaines niches fiscales.
Aucun détail n’a encore filtré sur l’avantage précis qui viserait les retraités. Cette réduction n’est pour l’instant qu’une piste, pas une mesure chiffrée.
Ce que cela pourrait changer pour les retraités
Le sujet touche un public aux revenus serrés. En 2024, la Drees évaluait la pension moyenne des retraités français à 1 705 euros bruts par mois. Un gel ou une désindexation, même partielle, rognerait le pouvoir d’achat.
Une étude relayée fin septembre estime qu’une désindexation pénaliserait d’abord les ménages modestes. Les arbitrages définitifs restent à lire dans le texte officiel du budget.
