Un bug massif de l’Agirc-Arrco a privé près de 100 000 retraités de leurs pensions complémentaires depuis début 2026, pour un total de 850 millions d’euros non versés. Les héritiers de retraités décédés pendant cette période disposent d’un délai de cinq ans pour réclamer en moyenne 8 700 € d’arriérés.
Depuis le début de 2026, des pensions de retraite complémentaire ont été suspendues ou mal versées, parfois sans aucune alerte visible pour les familles concernées. Une note interne citée par Le Parisien évoque près de 100 000 dossiers qualifiés d’incohérents et jusqu’à 850 millions d’euros de rappels potentiels, soit environ 8 700 € par personne. Si les assurés encore en vie commencent à être indemnisés, la situation reste incertaine pour les proches de retraités décédés en pleine période de bug.
Bug Agirc-Arrco : jusqu’à 8 700 € d’arriérés par retraité
Le problème trouve son origine dans un croisement automatisé des fichiers de l’Agirc-Arrco avec ceux de la Direction générale des finances publiques. Les suspensions touchent principalement les retraités vivant à l’étranger n’ayant pas renvoyé leur certificat de vie, et les veufs ou veuves en pension de réversion n’ayant pas confirmé leur situation matrimoniale. Résultat : des pensions ont été coupées net à partir de janvier 2026 alors que les droits étaient toujours pleinement ouverts, sur 98 000 dossiers concernés dont 12 000 déjà régularisés pour 69 millions d’euros. Découvrez notre article sur la retraite Agirc-Arrco : en 2025, l’organisme a fait des milliards d’euros de bénéfices, où est l’argent ?
Héritiers Agirc-Arrco : une prescription de 5 ans à ne pas dépasser
Pour les familles de retraités décédés pendant la période de bug, la clé réside dans ce délai de prescription. La jurisprudence de la Cour de cassation du 27 février 2013 qualifie l’action visant des rappels de retraite complémentaire comme une action en rappel de pension, soumise à une prescription de cinq ans. Un enfant ou un conjoint survivant qui découvre qu’une pension Agirc-Arrco a été suspendue à tort en 2026 dispose donc, en pratique, de cinq ans pour réclamer les arriérés pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros, parfois proches de la moyenne de 8 700 €.
Ce que les héritiers doivent rassembler pour réclamer
Concrètement, un héritier doit constituer un dossier précis pour saisir l’Agirc-Arrco ou le notaire de la succession. Les documents indispensables sont les relevés bancaires attestant de la suspension des versements, l’acte de décès du retraité concerné et un justificatif prouvant la qualité d’héritier. L’association La Finance pour tous rappelle que les sommes de retraite complémentaire dues à la date du décès font partie intégrante de la succession et peuvent légalement être versées aux héritiers qui présentent ces justificatifs dans les formes requises. Retrouvez également notre article sur 100 000 dossiers réexaminés par l’Agirc-Arrco : qui sont les retraités concernés ?
Conclusion
Cette situation rappelle l’importance pour chaque famille de surveiller régulièrement les relevés bancaires de leurs proches âgés, notamment ceux vivant à l’étranger ou bénéficiant d’une pension de réversion. Le régime Agirc-Arrco renonce à toute prescription pour les assurés encore en vie, mais applique strictement les règles aux ayants droit, faisant de ce rattrapage une véritable course contre la montre patrimoniale. Êtes-vous concerné par cette situation ou connaissez-vous un proche potentiellement lésé ? Partagez votre témoignage en commentaire, votre expérience peut aider d’autres familles à faire valoir leurs droits !
