Aide à domicile : ce décret qui repousse l’âge à 80 ans va faire grimper la facture pour de nombreux seniors

À partir du 1ᵉʳ janvier 2026, les seniors de 70 à 79 ans perdent l’exonération de cotisations sociales sur l’aide à domicile : un décret publié en avril repousse cet avantage à 80 ans, creusant un trou de 2,5 à 3 euros par heure dans leur budget.

Le décret du 10 avril 2026 modifie les règles d’accès à l’exonération de cotisations sociales pour l’aide à domicile, relevant l’âge limite de 70 à 80 ans. Pour 350 000 seniors français, cette mesure rétroactive au 1ᵉʳ janvier signifie des factures plus salées et des régularisations à payer immédiatement. Cet article détaille le surcoût exact selon votre profil et explique pourquoi les mécanismes de compensation ne suffisent pas à compenser la perte.

Aide à domicile : une hausse significative pour les 70-79 ans

Le surcoût représente 2,5 à 3 euros supplémentaires par heure selon les estimations gouvernementales. Cette hausse touche environ 350 000 personnes de 70 à 79 ans qui perdent l’exonération de cotisations patronales.

Pour 10 heures d’aide par semaine, le surcoût annuel atteint 1 380 euros. Avec 20 heures hebdomadaires, l’augmentation grimpe à 2 760 euros par an.

Le décret modifie l’article D7233-6 du code du travail (Journal officiel). La mesure s’applique de manière rétroactive depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, générant des appels à régularisation pour les quatre premiers mois de l’année. Découvrez notre article sur les aides aux personnes âgées : voici les 10 dispositifs à connaître en 2026.

Qui est vraiment touché ? Les exceptions et les régularisations

Les seniors concernés reçoivent des factures de rattrapage pour les quatre premiers mois de 2026.

Certaines situations échappent à cette hausse. Dans un couple, dès que l’un des deux membres atteint 80 ans, le ménage bénéficie de l’exonération (décret). Les bénéficiaires d’APA ou PCH conservent l’exonération quel que soit leur âge.

Le crédit d’impôt de 50 % reste maintenu avec un plafond de 12 000 euros par an (gouvernement/Urssaf). Cette compensation partielle ne couvre qu’une partie du surcoût. Les fédérations dénoncent un « décalage avec les politiques affichées en faveur du maintien à domicile » (Fepem, Fesp).

Calculez votre surcoût annuel : exemples selon votre situation

Prenons l’exemple d’un senior de 75 ans employant 15 heures d’aide par semaine. Avant le décret : 8 286 euros par an. Après le décret : 9 523 euros par an. Soit un surcoût de 1 237 euros.

Le crédit d’impôt de 50 % ramène ce coût à 4 761 euros contre 4 143 euros précédemment. Le surcoût net atteint donc 618 euros par an. Pour un couple dont les deux membres ont moins de 80 ans, l’impact reste identique. Retrouvez aussi notre article sur les femmes de ménage et aides ménagères : la nouvelle grille 2026 est là, voici le montant minimal que vous devez leur verser.

Les bénéficiaires d’APA ou PCH conservent leurs avantages. Leur situation financière ne change pas. Pour les autres, le surcoût varie selon le nombre d’heures employées et les revenus du foyer. Un senior employant 5 heures par semaine subira un surcoût net d’environ 200 euros par an. Avec 25 heures hebdomadaires, l’augmentation peut dépasser 1 000 euros annuels après crédit d’impôt.

Ce décret crée une rupture : entre 70 et 79 ans, vous ne payez plus ; à 80 ans, l’exonération revient. Le crédit d’impôt de 50 % ne compense que partiellement, laissant un surcoût net de plusieurs centaines d’euros annuels. Avez-vous vérifié votre éligibilité au crédit d’impôt maximal et reçu une facture de régularisation ?

Jacqueline

Experte en entrepreneuriat, offrant des conseils pratiques pour aider les entrepreneurs à développer et réussir leurs entreprises.

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