Dès le 2 janvier 2026, les retraités affiliés à l’Agirc-Arrco verront leur pension complémentaire modifiée. En cause, la mise à jour des prélèvements sociaux, recalculés chaque année selon les données fiscales. Une évolution qui pourrait impacter votre montant net à la hausse… ou à la baisse. La retraite complémentaire Agirc-Arrco est soumise chaque année à des ajustements liés à votre situation fiscale. Ces ajustements ne modifient pas le montant brut de votre pension, mais influent directement sur ce que vous percevez en net. Les prélèvements sociaux, appliqués en fonction de vos revenus, parts fiscales et lieu de résidence, seront mis à jour en ce début d’année 2026. Une variation parfois minime, mais qui peut surprendre au moment du virement.
Trois cas de figure possibles dès janvier 2026
Le régime prévoit trois scénarios selon votre situation personnelle : virement en baisse, montant inchangé, ou retraite en légère hausse. Si vos revenus ont augmenté ou si votre foyer compte moins de parts fiscales, le taux global de prélèvements appliqué à votre pension brute sera plus élevé. À l’inverse, une baisse de revenus ou un changement familial favorable pourrait réduire les ponctions. Le net perçu s’ajuste donc mécaniquement en fonction de vos données fiscales les plus récentes.
Ce que l’Agirc-Arrco prend en compte pour calculer votre taux
Chaque début d’année, l’Agirc-Arrco se base sur votre revenu fiscal de référence, votre quotient familial (nombre de parts) et votre département de résidence. Ces trois critères permettent de fixer le taux exact applicable à votre retraite complémentaire. Le taux de CSG, par exemple, peut évoluer entre 3,8 %, 6,6 % et 8,3 %, ce qui fait une réelle différence sur votre virement mensuel. Le cumul avec la CRDS, la CASA et l’assurance maladie peut atteindre 10,1 % du brut. Découvrez notre article sur la retraite : ce bonus méconnu peut augmenter votre pension de 5 % à vie.
Pourquoi votre retraite peut diminuer (ou augmenter)
Les prélèvements sociaux sont recalculés chaque année pour refléter l’évolution de votre situation. Si vous avez perçu davantage de revenus en 2024 ou si vous avez perdu une part fiscale (divorce, décès…), votre taux de prélèvements peut grimper. Cela se traduit par un net mensuel plus faible dès janvier. En revanche, si vos ressources ont baissé ou si vous bénéficiez d’une part supplémentaire (enfant à charge, invalidité), votre CSG peut être réduite voire supprimée dans certains cas.
Des exonérations partielles ou totales selon le profil
Tous les retraités Agirc-Arrco ne sont pas logés à la même enseigne. Selon les revenus et la situation familiale, certains bénéficient d’un taux réduit ou d’une exonération totale de prélèvements sociaux. Par exemple, un foyer fiscal modeste peut être dispensé de CSG ou de CASA. D’autres voient simplement leur taux allégé. Une variation de quelques centaines d’euros par an peut en découler. Anticiper ces changements est essentiel pour bien comprendre le montant reçu en 2026. Retrouvez également notre article sur le cumul emploi-retraite : voici ce qui va changer à partir de 2027.
Conclusion
Chaque début d’année, le montant net de votre pension Agirc-Arrco peut évoluer sans avertissement visible, simplement en fonction de vos données fiscales. Une variation qui n’est pas une erreur, mais une mise à jour réglementaire. Et vous, avez-vous déjà constaté une baisse ou une hausse inexpliquée de votre pension ? Partagez votre expérience pour aider d’autres retraités à mieux comprendre ce mécanisme souvent méconnu.
