En plus de l’augmentation habituelle liée à l’inflation, les propriétaires vont devoir faire face à une nouvelle charge en 2026. Une taxe additionnelle, facultative mais de plus en plus répandue, viendra alourdir la facture. La taxe Gemapi, méconnue mais en forte progression, risque de faire grimper les impôts locaux dans de nombreuses communes françaises.
Une augmentation inévitable liée à l’inflation
La taxe foncière évolue chaque année selon l’inflation enregistrée en novembre. En 2025, elle a été mesurée à 0,8 % par l’Insee. Cela signifie que, même sans décision locale, les montants dus par les propriétaires vont augmenter de ce même pourcentage en 2026. En moyenne, cette taxe atteint désormais 1 100 euros par bien immobilier. Environ 38 millions de personnes sont concernées, soit plus de la moitié des ménages français.
Une deuxième hausse via une taxe locale facultative
La nouveauté en 2026 vient d’un prélèvement supplémentaire que les communes peuvent décider d’ajouter : la taxe Gemapi, pour « Gestion des milieux aquatiques et prévention des inondations ». Cette contribution peut être intégrée à la taxe foncière ou à la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Son but est de financer des infrastructures anti-inondation comme des bassins de rétention ou des digues. Cette ligne devient donc une charge potentielle en plus, selon la commune de résidence. Découvrez notre article sur le distributeurs de billets : c’est officiel, ce changement s’impose à toutes les banques en France.
Une taxe de plus en plus répandue en France
Alors que la taxe Gemapi était quasiment inexistante en 2017 (2 % des communes), elle était appliquée dans 79 % des collectivités en 2024. L’élargissement de son usage est massif. Son adoption est laissée à la discrétion des maires et des intercommunalités, ce qui explique une disparité forte sur le territoire. Toutefois, dans la majorité des cas, les communes appliquent déjà le plafond maximum autorisé, ce qui accroît son impact sur la fiscalité locale des ménages propriétaires.
Un relèvement du plafond prévu par le gouvernement
Un amendement au projet de loi de finances 2026, déposé par le gouvernement, propose d’augmenter le plafond de la taxe Gemapi. Celui-ci passerait de 40 à 50 euros par habitant, soit +25 %. Cet élargissement permettra aux communes d’augmenter directement le montant demandé à chaque administré. L’objectif annoncé est de mobiliser davantage de fonds face à l’évolution climatique, notamment les risques d’inondation et le recul du trait de côte qui menace certaines zones du littoral.
Une mesure presque assurée d’être votée
Cet amendement a toutes les chances d’être intégré au budget final. Le gouvernement envisage de recourir à l’article 49.3 pour faire adopter la loi de finances, ce qui lui permettrait d’y inclure cette disposition sans vote parlementaire. Dans ce cas, la hausse serait automatiquement validée. Les communes pourraient alors rehausser leur taxe Gemapi dès cette année, provoquant une hausse cumulative avec celle de la taxe foncière, au détriment des contribuables propriétaires. Retrouvez aussi notre article sur les prêts faciles, c’est fini : les nouvelles règles du crédit conso en 2026 vont rendre l’emprunt plus difficile.
Conclusion
En 2026, les propriétaires devront faire face à une double peine fiscale : hausse liée à l’inflation et probable augmentation de la taxe Gemapi. La facture finale dépendra des choix des communes, mais la tendance est claire : les impôts locaux augmentent. Êtes-vous concerné par cette nouvelle ligne sur votre avis d’imposition ? Partagez votre expérience ou votre avis en commentaire.
