La France séduit de plus en plus de retraités américains, attirés par un système de santé accessible et une fiscalité avantageuse, mais les règles évoluent. Depuis l’instauration de la PUMa, les retraités étrangers peuvent accéder à la Sécurité sociale après trois mois de résidence. Les Américains sont nombreux à profiter de ce dispositif, renforcé par une convention fiscale entre les deux pays. Mais un amendement voté en novembre 2025 vient changer la donne, en instaurant une participation minimale à venir.
Comment les retraités américains accèdent à la Sécurité sociale
La Protection universelle maladie (PUMa) permet à tout résident stable et régulier en France d’accéder à la prise en charge des soins, y compris sans activité professionnelle. Pour en bénéficier, un retraité américain doit résider en France depuis au moins trois mois, disposer d’un visa long séjour, et justifier de ressources suffisantes. Une fois ces conditions réunies, il peut déposer un dossier auprès de la CPAM et obtenir une Carte Vitale, ouvrant droit à la couverture des soins dans le cadre du régime général. Retrouvez notre article sur la prime de Noël 2025 : qui recevra l’aide cette année ? Ce que la CAF s’apprête à annoncer.
Les critères à respecter pour obtenir la Carte Vitale
Le retraité doit apporter plusieurs justificatifs : identité, titre de séjour valide, preuve de domicile, et revenus stables équivalents au moins au SMIC net. Une assurance santé privée est aussi requise lors de la demande de visa, souvent avec un plafond minimum aligné sur le standard européen. Ce n’est qu’une fois en France, et après un délai de trois mois, que la demande à la Sécurité sociale est possible. Le système s’adresse aussi aux ressortissants canadiens, britanniques ou suisses, selon les mêmes conditions.
Une fiscalité avantageuse grâce à la convention franco-américaine
L’article 18 de la convention fiscale de 1995 prévoit que les pensions publiques versées par les États-Unis aux retraités résidant en France sont imposées uniquement aux États-Unis. Cela signifie qu’un retraité américain percevant sa Social Security n’est pas imposé une seconde fois en France. Si cet avantage n’ouvre pas à lui seul de droits à la santé, il contribue à rendre la France attractive, en évitant une double imposition, souvent redoutée par les expatriés.
Un amendement voté en 2025 change l’accès gratuit
Le 8 novembre 2025, un amendement parlementaire vient instaurer une participation minimale pour les retraités étrangers sans activité bénéficiant de la PUMa. Cette décision vise à encadrer les coûts pour l’Assurance maladie, en particulier dans les cas de pathologies lourdes. Si les détails pratiques ne sont pas encore publiés, un décret est attendu pour fixer le montant, l’assiette et les modalités de cette contribution. Ce changement pourrait freiner certains projets de retraite en France, tout en répondant à une préoccupation budgétaire croissante. Découvrez également notre article sur le plafond du Livret A atteint : voici comment votre argent travaille… pour l’État.
Conclusion
La France reste une destination prisée des retraités américains, grâce à un système de santé accueillant et à une fiscalité avantageuse. Mais les règles évoluent : la participation bientôt obligatoire risque de revoir les équilibres de ce modèle. Et vous, que pensez-vous de cette réforme ? Est-elle juste ou pénalisante ? Partagez votre avis en commentaire.
