Bonne nouvelle pour les salariés en télétravail : les plafonds de remboursement des frais professionnels ont été revalorisés en 2026. Ces allocations forfaitaires, versées par l’employeur pour couvrir les coûts liés au travail à distance, restent exonérées de cotisations sociales… dans certaines limites.
Rappel : quels frais sont concernés ?
Le salarié en télétravail a les mêmes droits que s’il travaillait dans les locaux de l’entreprise. L’employeur peut donc rembourser les frais professionnels engagés à domicile, sans justificatifs, dans le cadre d’une indemnité forfaitaire.
Les frais couverts concernent notamment :
- Le matériel informatique, les logiciels, la connexion Internet
- Les fournitures de bureau
- L’occupation d’un espace personnel à usage professionnel
- Le mobilier ou équipements spécifiques
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Quel est le barème de l’indemnité de télétravail en 2026 ?
En l’absence d’accord collectif
- 2,70 € par jour télétravaillé, dans la limite de 59,40 € par mois
- Ou bien 11 € par mois pour 1 jour de télétravail par semaine
Exemple :
Un salarié en télétravail 2 jours par semaine pourra recevoir 22 € par mois, exonérés de cotisations, sans fournir de justificatifs.
Avec un accord collectif (branche, groupe, entreprise…)
- 3,30 € par jour, plafonné à 72,60 € par mois
- Ou 13,20 € par mois pour 1 jour de télétravail hebdomadaire
Ces montants plus élevés sont autorisés à condition qu’un accord formel soit signé au sein de l’entreprise ou au niveau de la branche.
Attention aux dépassements
L’exonération des cotisations sociales ne s’applique que dans la limite de ces plafonds. Si l’employeur souhaite verser une indemnité supérieure, il devra justifier les frais réels en cas de contrôle par l’Urssaf.
Ce qu’il faut retenir
- Le barème 2026 revalorise l’indemnité forfaitaire de télétravail, exonérée de charges sociales
- Le montant varie selon le nombre de jours télétravaillés et l’existence ou non d’un accord collectif
- Pas de justificatifs nécessaires si vous restez sous les plafonds
- Le remboursement reste facultatif, sauf si un accord ou une convention le rend obligatoire
Pour les employeurs, ce dispositif reste simple à mettre en œuvre et avantageux fiscalement. Pour les salariés, c’est une aide bienvenue face aux coûts du travail à domicile.
