Un écart criant persiste : les hommes perçoivent des pensions de retraite jusqu’à 62 % plus élevées que les femmes.
Alors que l’on débat souvent de l’âge de départ ou de la durée de cotisation, un autre constat s’impose à l’heure de la retraite : les trajectoires professionnelles ne sont pas les mêmes pour tous·tes. Et à la sortie, les montants de pension reflètent des écarts marqués selon le genre.
Pourquoi les pensions masculine et féminine affichent‑elles un tel écart ?
L’analyse menée par la Fondation des Femmes met en lumière que les pensions des hommes en moyenne sont 62 % plus élevées que celles des femmes. Pleine vie+1
Cet écart s’explique notamment :
- Par des carrières féminines plus souvent interrompues (temps partiel, maternité) ;
- Par une validation de trimestres plus difficile pour les femmes en fin de carrière ;
- Par un départ à la retraite souvent plus tardif chez les femmes, qui doivent combler des trous pour obtenir une pension “correcte”.
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Les conséquences concrètes pour les retraitées
Parmi les retraités à faibles revenus (moins de 1 000 €/mois), 75 % sont des femmes. Pleine vie+1
Autre chiffre marquant : certaines mères arrivent à la retraite avec des pensions inférieures de 38 % à celles des hommes. Pleine vie
Cette situation se traduit par :
- Des fins de mois difficiles et une marge de manœuvre réduite ;
- Un travail invisible après la retraite : aide aux proches, bénévolat, tâches domestiques
- Une forte exposition à la précarité pour les femmes de plus de 50 ans “ni en emploi ni en retraite”.
L’injustice ne se limite pas aux montants : c’est l’ensemble du parcours de vie qui en porte la trace.
Vers quelles mesures pour réduire l’écart ?
Plusieurs pistes sont évoquées dans les analyses récentes :
- Mieux prendre en compte les interruptions de carrière liées à la maternité ou au temps partiel dans le calcul des droits à la retraite.
- Introduire un partage des trimestres au sein du couple (« splitting ») pour réduire l’impact des écarts de cotisation.
- Améliorer la reconnaissance et la valorisation du travail invisible ou non rémunéré des femmes.
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L’écart de pension entre hommes et femmes n’est pas un simple symptôme : il est le reflet d’une accumulation d’inégalités tout au long de la vie active. Pour que la retraite soit un moment de vie serein pour tous·tes, il faut agir avant, pendant la carrière, mais aussi au moment de la liquidation des droits.
N’hésitez pas à partager votre expérience : avez‑vous observé ces écarts autour de vous ? Quel type de mesure vous paraît prioritaire ? Laissez un commentaire ci‑dessous !
