Le gouvernement transfère une partie des dépenses de la Sécurité sociale vers les complémentaires. Dès le 1ᵉʳ mars, plusieurs frais hospitaliers et actes médicaux vont augmenter. Afin de réaliser environ 400 millions d’euros d’économies, l’État réduit la prise en charge de certains soins par l’Assurance maladie. Les mutuelles santé devront absorber une partie de cette hausse, avec un risque de répercussion future sur les cotisations des assurés.
Le forfait hospitalier passe à 23 euros
À compter du 1ᵉʳ mars, le forfait hospitalier augmente de 20 à 23 euros par jour. Cette somme reste à la charge du patient ou de sa complémentaire santé. Un passage aux urgences sans hospitalisation, actuellement facturé 19,61 euros, sera également porté à 23 euros. Cette hausse concerne aussi bien les hôpitaux publics que les cliniques privées.
Les actes lourds davantage mis à contribution
À partir du 1ᵉʳ avril, tout acte médical supérieur à 120 euros entraînera une participation forfaitaire de 32 euros, contre 24 euros auparavant. Cette contribution s’appliquera dans les établissements publics, les cliniques, les centres de soins et les cabinets médicaux. L’objectif affiché est de responsabiliser les dépenses, mais le coût global pour les complémentaires augmente mécaniquement. Découvrez notre article sur l’Agirc-Arrco : votre retraite complémentaire peut-elle vraiment augmenter avant le 1er novembre ?
Des exonérations maintenues pour certains patients
Certaines catégories restent exonérées de ces hausses. Les femmes enceintes, les titulaires d’une pension d’invalidité ou encore les donneurs d’organes pourront éviter ces frais supplémentaires. Toutefois, pour la majorité des assurés, l’augmentation sera couverte par leur mutuelle dite responsable, ce qui concerne environ 98 % des contrats en France.
Vers une nouvelle hausse des cotisations ?
Les représentants des complémentaires santé dénoncent un transfert de charges déguisé. Si les mutuelles absorbent d’abord le surcoût, elles pourraient ensuite ajuster leurs tarifs. Dans un contexte où les cotisations des mutuelles ont déjà augmenté ces dernières années, cette réforme pourrait accentuer la pression sur le budget des ménages. Retrouvez aussi notre article sur le contrôle surprise et redressement à 66 944 € : l’erreur de procédure qui fait perdre l’Urssaf en appel.
Conclusion
Dès le 1ᵉʳ mars, hospitalisations et actes médicaux coûteront plus cher, même si la hausse sera souvent prise en charge par les mutuelles. Reste à savoir si les assurés verront bientôt leurs cotisations grimper en retour. Pensez-vous que ce transfert vers les complémentaires est justifié ? Donnez votre avis en commentaire.
