Aux États-Unis, de nombreux jeunes adoptent la “micro-retraite” : une pause longue dans leur carrière pour profiter de la vie. En France, le phénomène fait des émules, notamment sous la forme du congé sabbatique.
95 % des Français aimeraient faire une pause prolongée
Un sondage Indeed révèle que la très grande majorité des salariés français souhaitent prendre plusieurs mois de pause, que ce soit pour voyager, se recentrer ou changer de cap.
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Les -35 ans veulent profiter sans attendre la retraite
Chez les jeunes actifs, cette envie est encore plus marquée : 89 % des moins de 35 ans envisagent une “année sabbatique” pour ne pas remettre leurs projets de vie à plus tard.
Des entreprises qui jouent le jeu
Certaines entreprises françaises comme Orange, Accenture ou Mazars proposent désormais des congés de plusieurs mois, parfois partiellement ou totalement rémunérés, pour fidéliser leurs talents.
“Ça vous permet de faire de nouveaux choix de carrière”
Pour certains, comme le journaliste Baptiste Des Montiers, ces pauses ont permis une réorientation professionnelle majeure. Un temps utile pour se redéfinir.
Un frein culturel persistant en France
Selon Charles Cantala d’Indeed France, le congé sabbatique reste mal vu sur les CV et souvent dissimulé. Pourtant, il estime que c’est une source de motivation durable pour les salariés.
Des “micro-retraites” à vivre en famille
Marc-Antoine part faire un tour d’Europe avec ses deux fils pour leur offrir une autre vision du monde. Jocelyn, infirmier, revient tout juste de 9 mois à La Réunion avec sa famille, une expérience coûteuse mais marquante.
Le prix d’une liberté : 50 000 € pour 9 mois de pause
Jocelyn a économisé pendant deux ans pour financer son congé sabbatique, qui lui a coûté 50 000 € entre logement, déplacements et quotidien sur place.
Une aspiration forte, un modèle à inventer
Entre besoin de souffler, envie de vivre autrement et question de financement, la “micro-retraite” s’impose comme un sujet de société. Reste à lever les obstacles culturels et économiques pour la démocratiser.
