Plafonds relevés, report allongé, fin de la déduction après 70 ans et hausse des prélèvements sociaux : le PER évolue en profondeur en 2026.
Placement star de la retraite avec plus de 12 millions de souscripteurs, le Plan d’épargne retraite (PER) voit sa fiscalité évoluer cette année. Certaines mesures sont favorables aux épargnants, d’autres beaucoup moins.
Voici ce qui change concrètement et l’impact possible sur votre stratégie.
Des plafonds de déduction plus élevés
Comme chaque année, les plafonds de déduction des versements sont revalorisés car indexés sur le Plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS), désormais fixé à 48 060 €.
Pour les salariés, retraités et personnes sans activité :
- Plafond minimal : 4 710 €
- Plafond maximal : 37 680 €
Pour les travailleurs non-salariés :
- Plafond minimal : 4 806 €
- Plafond maximal : 88 911 €
En principe, vous pouvez déduire jusqu’à 10 % de vos revenus nets imposables. Si ce montant est inférieur au plancher, le minimum s’applique automatiquement.
Ce mécanisme reste l’un des principaux attraits du PER : réduire son impôt aujourd’hui en préparant sa retraite.
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Un report des plafonds étendu à cinq ans
Autre amélioration notable : le report des plafonds non utilisés.
Jusqu’ici limité à trois ans, il passe à cinq ans en 2026. Cela signifie que si vous n’avez pas utilisé tout votre droit à déduction les années précédentes, vous pouvez désormais cumuler davantage et réaliser un versement exceptionnel plus important.
Ce dispositif devient particulièrement intéressant pour les contribuables dont les revenus varient fortement d’une année sur l’autre.
Fin de la déduction après 70 ans
Le durcissement majeur concerne l’âge.
À partir de 70 ans, les versements effectués sur un PER ne seront plus déductibles du revenu imposable. Il sera toujours possible d’alimenter le plan, mais sans avantage fiscal à l’entrée.
Cette mesure vise à recentrer le PER sur la constitution d’une épargne retraite et à limiter son usage comme outil d’optimisation fiscale tardive.
Les épargnants proches de cet âge ont donc intérêt à anticiper leurs versements avant de perdre cet avantage.
Des prélèvements sociaux en hausse
Autre évolution défavorable : l’augmentation des prélèvements sociaux.
Le taux global passe de 17,2 % à 18,6 % sur les gains, en raison de la hausse de la CSG. Avec le prélèvement forfaitaire de 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu, la taxation totale en sortie atteint désormais 31,4 %, contre 30 % auparavant.
L’impact peut sembler limité, mais il réduit légèrement la performance nette du placement.
Le PER reste-t-il attractif ?
Malgré ces ajustements, le PER conserve plusieurs atouts :
- Une forte incitation fiscale pour les contribuables imposés dans les tranches élevées
- Un cadre souple entre fonds en euros sécurisés et unités de compte dynamiques
- Des possibilités de sortie en capital ou en rente
En revanche, la hausse des prélèvements sociaux et la fin de la déduction après 70 ans imposent une planification plus fine.
La question n’est plus seulement « faut-il ouvrir un PER ? », mais « quand et combien verser pour optimiser son avantage fiscal ? ».
Ces nouvelles règles vont-elles modifier votre stratégie d’épargne retraite ? Donnez votre point de vue en commentaire.
