Le Plan d’épargne retraite (PER) bénéficie d’un coup de pouce inattendu dans le budget 2026 : le délai pour utiliser son plafond de déduction fiscale passe de trois à cinq ans.
Le PER conserve son attractivité fiscale, avec un délai de report des plafonds prolongé jusqu’à cinq ans.
Lancé en 2019 pour remplacer les anciens dispositifs comme le Perp ou le contrat Madelin, le PER continue de séduire les Français. En 2026, une mesure du budget vient renforcer son attrait : les épargnants disposent désormais de deux années supplémentaires pour profiter de leur avantage fiscal.
Un succès confirmé en 2025
Le PER affiche une croissance soutenue. On compte désormais environ 12,7 millions de titulaires pour un encours total de 141 milliards d’euros. Les ouvertures ont progressé de 19 % sur un an.
Son principal atout reste la déduction fiscale des versements volontaires. Les sommes investies peuvent être déduites du revenu imposable, dans la limite d’un plafond calculé en fonction des revenus professionnels.
Avez-vous déjà utilisé le PER pour réduire votre impôt sur le revenu ?
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Des plafonds revalorisés en 2026
Le budget 2026 intègre une revalorisation des plafonds de déduction. Pour les travailleurs indépendants, la hausse du plafond annuel de la Sécurité sociale entraîne une augmentation du plafond maximal, qui peut désormais atteindre 88 911 euros.
Pour les autres contribuables, le plafond minimal de déduction passe à 4 710 euros, contre 4 636 euros l’an dernier. Une progression modeste, mais bienvenue.
La déduction peut atteindre 10 % des revenus professionnels, dans la limite d’un plafond global fixé par la réglementation.
Pensez-vous ajuster vos versements en 2026 pour optimiser ce nouveau plafond ?
Report du plafond : deux années supplémentaires
La grande nouveauté concerne le mécanisme de report. Jusqu’ici, un plafond non utilisé pouvait être reporté pendant trois ans. Désormais, pour les plafonds générés à partir de 2026, cette durée passe à cinq ans.
Concrètement, si vous n’utilisez pas votre plafond de déduction en 2026, vous pourrez l’imputer sur vos revenus jusqu’en 2031. En revanche, les plafonds acquis en 2025 restent soumis à l’ancienne règle des trois ans, soit une utilisation possible jusqu’en 2028.
Cette extension à cinq ans change-t-elle votre stratégie d’épargne ?
Des contreparties à ne pas oublier
Tout n’est pas favorable. Les versements réalisés après 70 ans ne donnent plus droit à la déduction fiscale. Par ailleurs, les prélèvements sociaux sur les gains à la sortie passent de 17,2 % à 18,6 %, en lien notamment avec la hausse de la CSG.
Malgré ces ajustements, les versements ont progressé de 16 % en 2025, preuve que le produit conserve une forte attractivité.
Un outil à manier avec stratégie
Le PER reste un outil puissant pour lisser sa fiscalité et préparer un complément de retraite. Mais son intérêt dépend du taux marginal d’imposition et de la situation personnelle de chaque épargnant.
La possibilité de reporter les plafonds sur cinq ans offre davantage de flexibilité, notamment en cas de variation de revenus.
Allez-vous profiter de ces deux années supplémentaires pour optimiser votre fiscalité ? Partagez votre avis en commentaire.
