La hausse des retraites pour 2026 reste incertaine, mais certaines pensions devraient tout de même évoluer. En cette fin d’année, le budget de la Sécurité sociale pour 2026 alimente les débats autour des retraites. La menace d’un gel des pensions a pesé sur les discussions, avec une éventuelle année blanche sans revalorisation. Entre volonté d’économies et pression sociale, les parlementaires cherchent un compromis. Les petites pensions devraient être protégées, mais qu’en est-il des retraites moyennes ? Et quelle hausse espérer concrètement dès le 1er janvier 2026 ?
Le projet initial prévoyait une année blanche
À l’origine, le gouvernement souhaitait instaurer un gel général des prestations sociales. Cela incluait les pensions de retraite, les allocations CAF, mais aussi le barème de l’impôt sur le revenu. L’objectif affiché : freiner la hausse des dépenses publiques. Cette mesure très contestée a été intégrée au PLFSS 2026, avant d’être rejetée par l’Assemblée nationale. Le Sénat, de son côté, a proposé une version modifiée, excluant les petites retraites du gel, relançant ainsi l’incertitude. Retrouvez notre article sur transmettre l’argent de son compte à qui l’on veut : voici la seule méthode réellement légale pour éviter la succession.
Un taux de revalorisation estimé à 1 % en 2026
En l’absence de gel, la revalorisation des retraites de base devrait suivre la formule habituelle, indexée sur l’inflation hors tabac. Selon les estimations de la commission des comptes de la Sécurité sociale, le taux applicable en janvier 2026 serait d’environ 1 %. D’autres sources, comme la CFDT-Retraités, l’abaissent à 0,9 %. Ce pourcentage s’appliquerait uniquement aux pensions versées par la Cnav, Carsat ou MSA, hors complémentaire Agirc-Arrco.
L’impact concret pour une retraite moyenne
Prenons l’exemple d’une retraite nette de 1 692 euros, composée d’une pension de base de 1 128 euros et d’une complémentaire de 564 euros. En cas de revalorisation de 1 %, seule la partie versée par l’Assurance retraite serait concernée. La pension mensuelle augmenterait alors d’environ 11 euros. Cela porterait la retraite globale à 1 703 euros, une hausse modeste. La complémentaire Agirc-Arrco n’a, elle, pas été revalorisée au 1er novembre 2025.
Petites retraites : une hausse presque garantie
Les retraités percevant moins de 1 400 euros brut par mois pourraient bénéficier d’une revalorisation assurée, selon la version du texte adoptée par le Sénat. Cette mesure vise à protéger les bénéficiaires du minimum vieillesse ou proches de ce seuil. En pratique, un retraité touchant 850 euros pourrait espérer une hausse d’environ 8 à 9 euros par mois. Même modeste, cette augmentation permet de préserver un peu de pouvoir d’achat face à une inflation toujours sensible. Retrouvez par ailleurs notre article sur la « pension non revalorisée » : peu de retraités comprennent ce gel en 2025, voici les conséquences concrètes.
Décision finale avant le 12 décembre 2025
Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) doit être voté avant le 12 décembre à minuit. En cas de désaccord persistant entre l’Assemblée nationale et le Sénat, c’est l’Assemblée qui aura le dernier mot. Les retraités devront donc patienter encore quelques jours pour connaître avec certitude l’évolution de leur pension. La hausse serait effective en février 2026, car les pensions de janvier sont versées début février, le 9 février précisément.
Conclusion
Si l’année blanche est définitivement écartée, une revalorisation d’environ 1 % est à prévoir en 2026, surtout pour les petites retraites. Les pensions moyennes, elles, pourraient subir un quasi-gel déguisé. Vous êtes concerné ? Que pensez-vous de cette hausse ? Laissez un commentaire pour partager votre avis.
