Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 comprend plusieurs avancées destinées à améliorer les droits à la retraite des mères de famille. Trois mesures majeures ont été adoptées à l’Assemblée nationale le 13 novembre, avec pour objectif de mieux compenser l’impact de la maternité sur les carrières professionnelles.
1. Deux trimestres par enfant pris en compte pour la carrière longue
La première mesure prévoit que deux trimestres de majoration par enfant pourront désormais être retenus dans le calcul du dispositif « carrière longue ». Cette réforme permettrait aux mères de famille de bénéficier plus facilement d’un départ anticipé à la retraite, à condition de remplir les autres critères requis.
Actuellement, les mères peuvent déjà obtenir jusqu’à 8 trimestres supplémentaires par enfant (4 au titre de la maternité ou adoption, 4 pour l’éducation). Mais ces trimestres ne sont pas systématiquement comptabilisés pour accéder au dispositif carrière longue.
Ce changement serait donc une avancée concrète pour mieux reconnaître les interruptions ou aménagements de carrière liés à la parentalité.
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2. Réduction du nombre d’années de référence pour les femmes
Une seconde mesure introduite dans le Budget 2026 concerne le mode de calcul de la pension des femmes. Désormais, les mères bénéficieront d’un calcul basé sur 23 ou 24 meilleures années de revenus, contre 25 actuellement :
- 24 années pour un enfant ;
- 23 années pour deux enfants ou plus.
Ce dispositif vise à réduire l’impact des périodes de salaires faibles ou interrompus, souvent liées à la maternité ou au temps partiel.
3. Un trimestre de bonification pour les fonctionnaires mères d’enfants
Enfin, une troisième mesure cible les fonctionnaires mères de famille. Pour chaque enfant né après 2004 (et après le recrutement dans la fonction publique), un trimestre supplémentaire de bonification sera désormais pris en compte dans le calcul de la pension, et non uniquement pour la durée d’assurance. Cela répond à une évolution juridique et permet de mieux valoriser la parentalité dans la fonction publique.
Ces mesures, encore en discussion au Sénat, pourraient entrer en vigueur à partir du 1er septembre 2026, si elles sont définitivement adoptées.
Que pensez-vous de ces évolutions ? Sont-elles suffisantes pour mieux compenser les inégalités subies par les mères dans leur parcours professionnel ? Partagez votre avis en commentaire.
