Dans un rapport publié ce mercredi, la Cour des comptes pointe du doigt le régime de retraite complémentaire des personnels navigants de l’aviation civile: pilotes, hôtesses de l’air et stewards. Elle dénonce un système « coûteux » et particulièrement favorable à ses affiliés, notamment en raison de la possibilité de partir à la retraite dès 55 ans.
Un régime jugé trop généreux
Ce régime, géré par la Caisse de retraite du personnel navigant professionnel de l’aéronautique civile (CRPNPAC), permet aux personnels navigants de bénéficier de conditions de départ anticipé plus favorables que dans d’autres professions. Une situation que la Cour estime déséquilibrée et financièrement fragile à moyen terme.
« Ce régime doit adapter ses paramètres pour garantir sa pérennité », souligne la Cour.
Un système encore équilibré… pour l’instant
Aujourd’hui, malgré un déséquilibre entre cotisations et prestations, la CRPNPAC maintient son équilibre grâce au haut rendement de ses réserves financières. Mais selon la Cour, cette situation ne pourra pas durer indéfiniment, surtout si rien n’évolue en matière de gouvernance et de pilotage financier.
Le régime couvre actuellement :
- 36 000 actifs affiliés,
- 25 000 cotisants.
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Ce que recommande la Cour des comptes
Parmi les principales préconisations :
- Revoir les paramètres du régime (âge de départ, durée de cotisation, montant des pensions),
- Renforcer la gouvernance de la caisse,
- Anticiper un déséquilibre futur si les rendements baissent ou si les cotisations ne suffisent plus à couvrir les prestations.
En résumé
Alors que le débat sur les retraites reste sensible en France, le régime des personnels navigants attire l’attention pour ses privilèges jugés disproportionnés par rapport à d’autres catégories de travailleurs. La Cour des comptes appelle à une réforme pour éviter de futurs déséquilibres budgétaires.
