Après plus de trente ans dans l’Éducation nationale, Marie a pris sa retraite à 57 ans. Elle détaille aujourd’hui ses revenus et son quotidien.
Institutrices depuis l’âge de 24 ans, Marie a tourné la page de l’enseignement en 2020, en pleine période de crise sanitaire. Une décision rapide, peu anticipée, qui a profondément changé son équilibre financier.
Voici son parcours et le montant de sa pension aujourd’hui.
Une carrière riche au sein de l’Éducation nationale
Admise à l’École normale après son baccalauréat en 1983, Marie débute dans une école rurale avant d’enchaîner les affectations. Au fil des années, elle enseigne :
- en maternelle,
- en primaire,
- en Segpa,
- auprès d’élèves en grande difficulté,
- et même en milieu hospitalier.
Elle obtient une spécialisation (CAPSAIS) pour accompagner les élèves en situation de handicap ou en grande difficulté scolaire. Elle travaille également dans des établissements situés en réseau d’éducation prioritaire renforcée.
En fin de carrière, elle partage son temps entre une classe de maternelle et des CM2, avec un salaire d’environ 2 300 euros net par mois.
A lire aussi : Retraités : l’aide oubliée de 1492€ que vous pouvez encore réclamer… mais plus pour longtemps
Un départ à la retraite décidé pendant le Covid
En 2020, à 57 ans, elle choisit de partir. Les nouvelles contraintes liées au numérique et aux échanges à distance avec les parents durant les confinements pèsent dans sa décision.
La transition est brutale. Elle reconnaît ne pas avoir réalisé d’estimation précise de sa future pension avant de quitter son poste.
Une pension de 1 577 euros net par mois
Lors du premier versement, le choc est important : elle perçoit initialement 1 000 euros. Une erreur administrative sera ensuite corrigée.
Aujourd’hui, sa pension s’élève à 1 577 euros net mensuels.
Si elle estime être « privilégiée par rapport à d’autres », son budget reste serré. Elle évoque des fins de mois difficiles, avec environ 200 euros manquants chaque mois pour équilibrer ses comptes.
Des charges qui pèsent sur le quotidien
Ses principales dépenses comprennent :
- un loyer d’environ 500 euros hors charges,
- des factures énergétiques en forte hausse,
- les assurances et abonnements,
- un petit crédit encore en cours.
Elle ne possède plus de voiture pour limiter les frais, mais doit composer avec un logement mal isolé. Certaines dépenses imprévues, comme le renouvellement de lunettes peu remboursées, fragilisent encore davantage son budget.
Aucun regret sur le plan professionnel
Malgré une pension qu’elle juge modeste, Emmanuelle garde un regard positif sur sa carrière.
Elle décrit l’enseignement comme un métier passionnant, mêlant transmission des savoirs et dimension humaine forte. Les rencontres avec d’anciens élèves restent pour elle une source de fierté.
Aujourd’hui, elle envisage un nouveau projet : devenir écrivain public à Bar-le-Duc, pour aider gratuitement ceux qui ont besoin d’un accompagnement dans leurs démarches écrites.
Son témoignage rappelle l’importance d’anticiper le calcul de sa retraite, même après une carrière complète dans la fonction publique.
Pensez-vous que les pensions des enseignants sont suffisantes au regard de leur carrière ? Partagez votre avis en commentaire.
