À compter du 1ᵉʳ septembre 2026, les règles de départ à la retraite pour les carrières longues évolueront selon un projet de décret lié à la loi de suspension de la réforme des retraites de 2023, avec des ajustements différenciés selon l’année de naissance. Ce dispositif concerne environ 120 000 départs par an et s’adresse aux assurés ayant validé au moins cinq trimestres avant la fin de l’année de leurs 20 ans.
Les générations 1964 et 1965 : pas d’abaissement de l’âge minimal
Contrairement à ce que prévoyait le projet initial, les générations 1964 et 1965 ne bénéficieront pas d’abaissement de l’âge minimal de départ. Pour les nés en 1964, l’âge minimum reste fixé à 60 ans et 6 mois. Pour les nés en 1965, il reste à 60 ans et 9 mois. En revanche, ces deux générations gagnent un trimestre de cotisation par rapport aux règles précédentes. Les nés au premier trimestre 1965 bénéficient même d’un gain de deux trimestres, avec une durée de cotisation fixée à 170 trimestres au lieu de 172. Retrouvez notre article sur la retraite : mauvaise nouvelle, racheter vos trimestres de stage va vous coûter plus cher.
Une exception pour les nés en décembre 1965
Une disposition spécifique est prévue pour les personnes nées en décembre 1965 : leur âge minimum de départ est fixé à 60 ans et 8 mois afin de leur permettre de partir à la retraite dès le 1ᵉʳ septembre 2026, date d’entrée en vigueur du dispositif. Un aménagement technique qui illustre la complexité des ajustements générationnels dans ce type de réforme.
Les générations 1966-1970 : un trimestre d’âge minimal en moins
Pour les générations nées entre 1966 et 1970, un abaissement d’un trimestre de l’âge minimal de départ est prévu, comme détaillé dans les articles récents. En revanche, aucun allègement de la durée de cotisation n’est prévu pour ces générations : elles devront toujours valider le nombre de trimestres requis selon les règles applicables à l’ensemble des assurés.
Des décrets supplémentaires attendus pour les mères de famille
D’autres décrets doivent encore être publiés pour préciser certaines situations particulières, notamment pour les mères de famille. Ces textes pourraient prévoir l’attribution de deux trimestres supplémentaires et un mode de calcul de la pension basé sur les 23 ou 24 meilleures années de salaire au lieu de 25, une mesure très attendue par les syndicats. Retrouvez aussi notre article sur l’Agirc-Arrco : cette règle peut supprimer votre pension de réversion à vie.
Conclusion
Ces nouvelles règles pour les carrières longues à partir de septembre 2026 introduisent des ajustements généralement favorables selon les générations, même si les attentes de certaines cohortes n’ont pas été totalement satisfaites. Êtes-vous concerné par le dispositif carrières longues et les nouvelles règles applicables à votre génération à partir de septembre 2026 modifient-elles concrètement votre date de départ à la retraite ? Donnez votre avis en commentaire.
