Dès mars 2026, près de 14 millions de retraités du secteur privé pourraient constater une baisse de leur pension complémentaire Agirc-Arrco. En cause : un changement de taux de CSG lié à l’évolution de leurs revenus.
Cette baisse n’est pas une décision politique directe, mais une conséquence du mode de calcul basé sur le revenu fiscal de référence (RFR) 2024, déclaré en 2025.
Une revalorisation… qui se retourne contre certains retraités
En 2024, les pensions avaient été revalorisées de 5,3 %.
Mais dans le même temps, les seuils d’imposition servant à calculer la CSG n’ont augmenté que de 1,8 %.
Résultat :
De nombreux retraités ont franchi un seuil fiscal
Et basculent désormais dans une tranche de CSG plus élevée
Certains passent ainsi :
- d’un taux réduit de 3,8 %
- à un taux pouvant atteindre 9,1 % (CSG + CRDS + CASA)
Ce changement entraîne mécaniquement une baisse du montant net versé.
A lire aussi : Retraités : l’aide oubliée de 1492€ que vous pouvez encore réclamer… mais plus pour longtemps
Une baisse visible dès mars
Depuis 2026, l’administration fiscale transmet directement les données aux caisses Agirc-Arrco.
Le nouveau taux est donc appliqué immédiatement
Mais si l’ajustement intervient tardivement, une régularisation est faite en mars
Ce rattrapage concerne les mois de janvier et février.
Concrètement :
Un retraité touchant 1 500 € brut par mois et passant du taux réduit (3,8 %) au taux médian (6,6 %) peut perdre :
- environ 46 € par mois
- jusqu’à 130 à 140 € sur le versement de mars, avec le rattrapage
Un impact atténué dans certains cas
Les caisses rappellent toutefois qu’un mécanisme de lissage existe pour les retraités qui franchissent un seuil pour la première fois.
Pour vérifier leur situation, ils peuvent :
consulter leur RFR 2024 sur leur avis d’imposition
vérifier leur taux de CSG dans leur espace personnel Agirc-Arrco
ou utiliser le simulateur de l’Assurance retraite
Face à cette baisse, les syndicats évoquent déjà une possible mobilisation des retraités dans les prochaines semaines.
