Retraites : voici ce que les retraités nés après 1964 risquent de perdre en 2026

Alors que l’année 2026 approche, les contours du futur système de retraite restent incertains. Le Sénat vient de rejeter la suspension de la réforme adoptée en 2023 et a validé un amendement pour geler les pensions au-delà de 1 400 euros. En attendant un arbitrage définitif entre les deux chambres du Parlement, les retraités comme les actifs doivent encore patienter pour y voir plus clair.

Le Sénat relance la réforme… que l’Assemblée voulait suspendre

Ce mardi 25 novembre, le Sénat a largement voté (190 voix contre 108) en faveur de la suppression de l’article du budget de la Sécurité sociale 2026 qui prévoyait de suspendre temporairement la réforme des retraites entrée en vigueur en 2023.

Portée par le sénateur Olivier Henno (Union centriste), cette décision vise à maintenir le relèvement progressif de l’âge légal de départ et de la durée d’assurance pour une retraite à taux plein.

Un choix qui va à l’encontre de l’avis des députés.

Le 12 novembre, ces derniers avaient, eux, voté pour geler l’application de la réforme, ce qui aurait permis aux assurés nés en 1964 ou au premier trimestre 1965 de partir trois à six mois plus tôt que prévu initialement.

À lire aussi: Réforme des retraites : voici ce qui change vraiment à partir de 2026

Vers un gel des pensions de retraite en 2026 ?

Autre point de friction entre les deux chambres : la revalorisation des pensions.

Alors que l’Assemblée nationale s’était opposée à toute mesure de gel, les sénateurs ont adopté un amendement réinstaurant le blocage des pensions brutes dépassant 1 400 euros par mois.

Concrètement, cela signifie que les retraités concernés ne verraient pas leur pension évoluer au 1er janvier 2026, contrairement à la règle habituelle de revalorisation annuelle basée sur l’inflation (hors tabac).

Une hausse d’environ 1 % aurait dû s’appliquer, selon les estimations de l’évolution des prix sur 12 mois à fin octobre.

Dernier mot à l’Assemblée

Ces divergences devront maintenant être arbitrées en commission mixte paritaire (CMP), qui réunit à parts égales députés et sénateurs.

Elle se tient ce mercredi 26 novembre. Si aucun accord n’est trouvé, ce qui semble probable, le texte retournera devant les deux chambres pour une ultime navette parlementaire. Et comme souvent dans ce cas, c’est l’Assemblée nationale qui aura le dernier mot.

Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, a d’ailleurs exprimé son souhait que cette décision finale aille « dans le bon sens », insistant sur l’importance d’un compromis équilibré pour éviter d’ajouter de l’incertitude dans un contexte déjà tendu.

À retenir :

  • Le Sénat veut maintenir la réforme de 2023 et geler certaines pensions en 2026.
  • L’Assemblée nationale souhaite au contraire suspendre la réforme et garantir la revalorisation des pensions.
  • Une décision finale dépendra du retour du texte à l’Assemblée, qui aura le dernier mot dans les prochains jours.

Anna

Experte en entrepreneuriat, offrant des conseils pratiques pour aider les entrepreneurs à développer et réussir leurs entreprises.

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