Pour mieux détecter les erreurs et les fraudes, la CAF déploie une nouvelle version de son algorithme de datamining. Ce dispositif affine les contrôles tout en respectant des garde-fous contre les biais discriminatoires. La CAF verse chaque mois plus de 100 milliards d’euros à près de 14 millions de foyers. Face à l’ampleur de ces aides, le contrôle des allocataires du RSA, APL et d’autres prestations devient stratégique. Depuis janvier 2026, l’algorithme DMDE 2026 analyse les dossiers pour repérer ceux présentant un risque élevé d’erreur ou d’indu. Le système génère un score de risque, utilisé pour prioriser les dossiers à examiner par les agents.
Un outil plus moderne conçu dans un cadre éthique
L’ancien modèle de datamining datait de 2018. Pour mieux répondre aux évolutions réglementaires, la CAF a repensé l’algorithme selon des principes éthiques. Un comité d’experts extérieurs et de représentants d’usagers a été mis en place. L’objectif : éviter toute forme de discrimination directe ou indirecte, en excluant certaines données sensibles comme la nationalité, l’adresse ou le genre, au profit de critères uniquement socio-économiques. Découvrez notre article sur le Livret A, PER : l’offensive choc du gouvernement qui cible vos épargnes.
Quels types de dossiers sont ciblés ?
Le nouvel outil DMDE 2026 ne s’intéresse qu’aux cas présentant un trop-perçu d’au moins 600 euros sur six mois. Ce seuil vise à éviter les contrôles inutiles pour des erreurs passagères. Les données utilisées proviennent exclusivement des ressources mensuelles déclarées et du système d’information interne. Contrairement à d’autres systèmes, l’algorithme ne tient pas compte des connexions au compte CAF ni de l’historique des contrôles passés. Seules les données pertinentes sont intégrées.
Un contrôle ciblé mais toujours piloté par l’humain
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, l’algorithme ne décide pas seul. Il sert à hiérarchiser les dossiers, mais le contrôle reste du ressort des agents CAF. Sur les 31,5 millions de contrôles réalisés en 2024, seuls 1 % l’ont été grâce au datamining, preuve que l’humain garde la main. Les autres contrôles reposent sur des croisements de données automatisés avec d’autres administrations, ou sur des anomalies visibles dans les déclarations. Retrouvez aussi notre article sur la retraite : c’est confirmé, la Carsat peut consulter vos comptes bancaires, voici ce qu’elle vérifie.
Conclusion
Avec DMDE 2026, la CAF modernise ses outils de contrôle tout en garantissant une approche plus équitable. Ce virage numérique soulève néanmoins des interrogations. Faut-il craindre une surveillance injuste ou saluer une gestion plus rigoureuse des aides publiques ? Donnez votre avis en commentaire.
