Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, l’exonération de cotisations patronales pour l’emploi d’un salarié à domicile passe de 70 à 80 ans, selon un décret publié le 8 avril 2026. Les septuagénaires exclus du dispositif pourraient subir un surcoût de 15 à 20 % sur leur facture d’aide à domicile.
Cette réforme vise à économiser 100 millions d’euros et à concentrer les aides de l’État sur les publics réellement dépendants, mettant fin à ce que le ministère du Travail qualifie de « niche sociale » disproportionnée basée sur le seul critère de l’âge.
Ce qui change : de 70 à 80 ans, un surcoût de 15 à 20 % pour les septuagénaires
Jusqu’au 31 décembre 2025, tout particulier de plus de 70 ans bénéficiait d’une suppression totale des charges patronales pour l’emploi d’un salarié à domicile (ménage, courses, jardinage…), indépendamment de ses revenus ou de son état de santé. Désormais, au moins un membre du foyer devra avoir franchi le seuil des 80 ans pour bénéficier de cet abattement. Pour les 70-79 ans exclus du dispositif, le surcoût lié au paiement des cotisations patronales pourrait atteindre de 15 % à 20 % du coût total de l’employé selon les estimations du magazine Notre Temps. Retrouvez notre article sur 227 000 seniors oubliés dans les retraites : voici la faille qui inquiète, à vérifier dès maintenant.
Une recommandation de la Cour des comptes appliquée 6 ans après
Cette décision s’inscrit dans la lignée des recommandations répétées de la Cour des comptes, qui soulignait depuis plusieurs années que ce dispositif, créé en 1985 alors que l’espérance de vie était bien moindre, n’était plus en adéquation avec la réalité actuelle de la santé des seniors. Initialement fixé à 60 ans lors de sa création, le seuil avait été porté à 70 ans en 1992. La Cour estimait que cet abattement faisait doublon avec l’APA, introduite pour soutenir les personnes réellement dépendantes. La mesure avait déjà été envisagée lors du PLF 2020 avant d’être écartée face aux critiques.
Ce qui ne change pas : crédit d’impôt de 50 % et exonérations liées à la dépendance maintenus
Le gouvernement précise que les autres leviers de soutien à l’emploi à domicile demeurent intégralement inchangés. Le crédit d’impôt de 50 % reste accessible à tous les particuliers employant des salariés à domicile, quel que soit leur âge. Les exonérations liées au handicap ou à la dépendance sévère, via la PCH (Prestation de compensation du handicap) ou l’APA (Allocation personnalisée d’autonomie), sont également maintenues sans condition d’âge. Retrouvez également notre article sur la retraite 2026 : avec 1000 € par mois, ces seniors vivent mieux que beaucoup d’autres grâce à 5 astuces.
Conclusion
Cette réforme marque une étape supplémentaire dans la réduction des avantages liés au grand âge sans critère de ressources, touchant directement les 70-79 ans qui employaient une aide à domicile uniquement grâce à cet abattement. Avez-vous entre 70 et 79 ans et employez-vous un salarié à domicile ? Le relèvement du seuil d’exonération de cotisations patronales de 70 à 80 ans depuis le 1ᵉʳ janvier 2026 va-t-il vous contraindre à réduire les heures de votre aide à domicile ou à y renoncer complètement ? Donnez votre avis en commentaire.
