Dès 2026, le plafond du crédit d’impôt pour les services à la personne sera réduit de 12 000 à 10 000 €, modifiant significativement l’avantage fiscal pour de nombreux foyers. Dans le cadre du budget 2026, l’Assemblée nationale a voté la réduction du plafond du crédit d’impôt pour les services à la personne. Cette mesure vise à freiner la progression des dépenses publiques, alors que ce dispositif représente un coût élevé pour l’État. Ce changement affectera directement les foyers recourant régulièrement à ces prestations.
Ce qui change dès 2026
Le plafond de dépenses éligibles au crédit d’impôt passera de 12 000 à 10 000 € par an, abaissant mécaniquement le montant maximum remboursable par l’administration fiscale. À taux constant de 50 %, cela signifie que le crédit d’impôt maximal passe de 6 000 à 5 000 €. Une adaptation budgétaire qui cible les foyers ayant recours à plusieurs services à domicile tout au long de l’année. Retrouvez notre article sur dès 2026, cette règle va tout changer pour obtenir un découvert bancaire de 400 €.
Des majorations partiellement maintenues
Malgré la baisse du plafond principal, certaines majorations spécifiques restent applicables. Les 1 500 € supplémentaires par enfant à charge ou personne âgée dépendante sont maintenus, permettant d’ajuster le plafond global dans les cas particuliers. Toutefois, même avec ces ajouts, la limite rehaussée est abaissée de 16 000 à 13 000 €, ce qui restreint l’avantage fiscal pour les familles nombreuses ou les aidants.
Des foyers fortement impactés
Les premiers touchés seront les ménages ayant des dépenses élevées dans les services à la personne : aide à domicile, garde d’enfants, entretien, etc. Si ce sont souvent des foyers aisés, on y trouve aussi des familles monoparentales et des seniors dépendants. Pour eux, la baisse du plafond peut représenter plusieurs centaines d’euros perdus chaque année, les contraignant à revoir leurs prestations à la baisse.
Une volonté de mieux cibler les aides
Selon les députés favorables à la mesure, l’objectif est de réserver le crédit d’impôt aux besoins essentiels tout en réduisant les effets d’aubaine pour les plus hauts revenus. Le coût global du dispositif dépasse 7 milliards d’euros, ce qui en fait l’une des niches fiscales les plus coûteuses. Cette réduction ciblée permettrait d’économiser 110 millions d’euros par an à partir de 2026.
Une mesure qui divise politiquement
La décision suscite un débat vif à l’Assemblée. La gauche critique un avantage perçu comme injuste, accusé de profiter aux foyers aisés. La droite, elle, défend ce dispositif comme un levier efficace contre le travail dissimulé et un soutien indispensable à l’emploi local. Ce clivage souligne les tensions autour de la réforme fiscale en période de restrictions budgétaires. Découvrez également notre article sur la nouvelle aide de la CAF en novembre : découvrez si vous pouvez en bénéficier.
Conclusion
La baisse du plafond du crédit d’impôt pour les services à la personne dès 2026 touchera de nombreux foyers utilisateurs de prestations à domicile. Entre économies publiques et perte de pouvoir d’achat, cette réforme soulève déjà de nombreuses réactions. Et vous, êtes-vous concerné par cette réduction d’avantage fiscal ? Partagez votre avis dans les commentaires !
