De nombreux retraités voient leur taxe foncière augmenter chaque année sans savoir qu’un dispositif spécifique peut alléger la note. En 2026, les nouveaux plafonds de revenu fiscal de référence offrent une véritable opportunité aux propriétaires de 65 à 75 ans. Encore faut-il vérifier si vous êtes éligible.
Taxe foncière 2026 : un abattement de 100 € pour les 65–75 ans sous conditions
La taxe foncière sur les propriétés bâties reste due par tout propriétaire au 1er janvier, même en cas de vente dans l’année. Elle est calculée à partir de la valeur locative cadastrale, à laquelle s’ajoutent certains éléments comme une extension, une piscine ou une véranda. La taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) demeure due, même en cas d’exonération partielle.
Pour les propriétaires âgés de 65 à 75 ans, un abattement forfaitaire de 100 € peut s’appliquer sur la résidence principale, à condition que le revenu fiscal de référence ne dépasse pas les plafonds légaux. Il suffit qu’un seul membre du couple ait 65 ans au 1er janvier pour ouvrir droit à cet avantage.
Les bénéficiaires de l’ASPA ou de l’ASI peuvent, eux, être totalement exonérés. Les personnes de plus de 75 ans sous conditions de ressources peuvent également obtenir une exonération complète, hors TEOM.
Nouveaux plafonds de revenus 2026 : des seuils revalorisés à connaître
Le revenu fiscal de référence figure en première page de votre avis d’imposition. Il dépend des ressources du foyer et du nombre de parts fiscales. Pour 2025 en métropole, les plafonds de référence sont fixés à 12 679 € pour une part, 16 065 € pour une part et demie, 19 451 € pour deux parts, avec une majoration pour chaque demi-part supplémentaire.
Ces seuils servent de base pour l’abattement de 100 €, mais aussi pour l’exonération totale des plus de 75 ans et certaines situations liées au handicap. Dans les territoires ultra-marins, les plafonds sont plus élevés.
Un point essentiel : si la taxe foncière dépasse 50 % de vos revenus, un mécanisme de plafonnement peut être demandé. Cette démarche n’est pas automatique et nécessite une demande auprès de l’administration fiscale.
Avant de payer, prenez quelques minutes pour comparer votre RFR et votre nombre de parts. Ce simple contrôle peut représenter une économie significative sur une petite retraite.
Comment vérifier et réclamer l’abattement de 100 €
Pour bénéficier de l’allègement, plusieurs critères doivent être réunis : être propriétaire au 1er janvier, occuper le logement à titre de résidence principale et respecter les plafonds de revenus. L’administration applique normalement l’abattement d’office si elle dispose des informations nécessaires.
En pratique, des oublis peuvent survenir. Si l’abattement ou l’exonération n’apparaît pas sur votre avis, vous pouvez déposer une réclamation via la messagerie sécurisée sur impots.gouv, par courrier ou directement au centre des finances publiques. Le délai court jusqu’au 31 décembre de la deuxième année suivant la mise en recouvrement.
En cas de démembrement, c’est l’usufruitier qui doit effectuer la demande. En indivision, l’avantage s’applique uniquement sur la quote-part du senior concerné, la TEOM restant intégralement due.
Un point souvent négligé par les retraités propriétaires
Un élément mérite une attention particulière : les seniors installés en EHPAD peuvent, sous certaines conditions, conserver l’exonération ou l’abattement pour leur ancienne résidence principale laissée inoccupée. Cette règle spécifique est peu connue et peut pourtant éviter une double charge financière.
Avec la hausse continue des impôts locaux, chaque euro compte. Les dispositifs existent, mais ils supposent vigilance et réactivité. Partagez votre expérience en commentaire : avez-vous déjà obtenu un dégrèvement ou découvert une erreur sur votre avis de taxe foncière ?
