La baisse des taux des livrets réglementés semble inévitable. Les épargnants doivent s’attendre à une nouvelle révision défavorable dès le 1er février 2026. Le Livret A et le LDDS pourraient tomber à 1,40 %, contre 1,70 % actuellement. Le LEP, destiné aux ménages modestes, resterait mieux rémunéré, autour de 2,40 %, mais en net recul par rapport à 2025. Le CEL passerait à 1 %. Cette tendance, déjà enclenchée en 2025, se confirme en raison du recul de l’inflation et des taux interbancaires.
L’inflation pèse directement sur la formule
La formule de calcul des taux intègre deux données principales : l’inflation et le taux €ster. L’indice des prix moyen s’élève à 0,9 % sur le second semestre 2025, et l’€ster est tombé à 1,94 %. Cette combinaison oriente automatiquement la rémunération des livrets à la baisse, conformément au mécanisme de révision appliqué chaque 1er février et 1er août. Découvrez notre article sur la retraite : attention, votre pension de réversion peut être supprimée dans ces situations précises.
Le LEP conserve un avantage relatif
Le Livret d’épargne populaire (LEP), malgré la baisse, reste plus avantageux. Son taux devrait se stabiliser autour de 2,40 %, conservant ainsi l’avance d’un point sur le Livret A, voulue par l’État. Mais une application stricte de la formule l’abaisserait à 1,90 %, ce qui pourrait pénaliser les foyers à revenus modestes. Le gouvernement devra arbitrer entre formule automatique et geste politique.
Le PEL fait exception à la baisse
Contrairement aux autres livrets, le Plan d’épargne logement (PEL) a été revalorisé au 1er janvier 2026. Il passe à 2 %, mais uniquement pour les plans nouvellement ouverts. Les anciens PEL conservent leur taux contractuel. Ce relèvement constitue une rare bonne nouvelle pour les épargnants à la recherche d’un placement stable à moyen terme.
Une épargne réglementée de moins en moins attractive
Avec des taux inférieurs à l’inflation attendue, l’épargne réglementée perd en efficacité. De nombreux épargnants envisagent désormais d’arbitrer vers des supports plus rémunérateurs, comme les fonds structurés, l’assurance-vie ou encore l’or physique. Ces choix répondent à une volonté de préserver le capital dans un contexte de rendements affaiblis. Découvrez notre article sur les salaires, retraites, arrêts maladie : les 5 grandes nouveautés de janvier 2026 qui vont impacter votre quotidien.
Conclusion
La baisse des taux au 1er février 2026 pénalise l’épargne sécurisée. Avez-vous l’intention de modifier vos placements ? Partagez votre avis ou vos stratégies en commentaire pour aider d’autres lecteurs à s’orienter dans ce contexte incertain.
