Un livret à taux boosté peut compléter le Livret A et faire travailler votre épargne un cran plus haut. Le souci : ces comptes restent méconnus de la plupart des épargnants, alors qu’ils sont accessibles à tous.
Quand on veut mettre de l’argent de côté en France, on pense d’abord au Livret A. Gratuit, sûr, disponible à tout moment, il a longtemps suffi à la majorité des ménages.
À côté de ce réflexe, une famille de produits reste dans l’ombre : les livrets à taux boostés. Leur principe est simple : servir un rendement supérieur au Livret A pendant une période donnée, souvent quelques mois. Voici ce qu’il faut en savoir.
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Le Livret A bute sur son plafond et son taux
Le Livret A a deux limites. D’abord son plafond : une fois atteint, vous ne pouvez plus y déposer d’argent. Ensuite son taux, inférieur aux offres boostées du marché.
D’après le dernier rapport sur l’épargne réglementée de la Banque de France, seuls 15 % des Livrets A affichent un solde au plafond. La grande majorité des détenteurs garde donc de la marge pour placer ailleurs une partie de son épargne.
Des taux boostés à 3 %, voire 5,5 %
Les offres se sont multipliées ces derniers mois. BforBank affiche un taux boosté de 3,10 % brut annuel sur son compte sur livret. Hello bank propose son Livret Zesto à 3,10 % brut pendant six mois, et Monabanq met en avant un taux de 3 % brut sur douze mois.
L’offre la plus forte reste celle de Fortuneo : 5,50 % brut sur trois mois, dans la limite de 100 000 euros de versements. Ces taux sont promotionnels : ils retombent une fois la période écoulée. C’est le point à vérifier avant d’ouvrir.
À titre de comparaison, les livrets bancaires classiques servent autour de 2,20 % à 2,50 % brut selon les enseignes. Le boost fait la différence sur les premiers mois, pas sur la durée.
Trois réflexes avant d’ouvrir un livret à taux boosté
Premier réflexe : lire la durée du boost. Un taux de 5,50 % sur trois mois ne vaut pas un taux de 3 % garanti un an. Le rendement annuel compte davantage que le chiffre mis en avant.
Deuxième réflexe : vérifier les conditions. Certains livrets imposent l’ouverture d’un compte courant dans la même banque, d’autres plafonnent les versements éligibles au taux boosté.
Troisième réflexe : garder le Livret A pour l’épargne de précaution et réserver le livret boosté à l’argent qui peut attendre quelques mois. Les deux supports se complètent plus qu’ils ne se concurrencent.
Un livret à taux boosté ne remplacera pas le Livret A pour la sécurité et la disponibilité. Il peut en revanche faire travailler un peu mieux l’épargne qui dort au-dessus du plafond ou qui attend une dépense à quelques mois. À condition de lire la durée et les conditions du boost, c’est un complément simple et largement sous-utilisé.
