Un plancher de pension mensuel doit protéger le budget des Français nés avant 1964 dès 2026, et c’est le filet qui manquait aux carrières incomplètes.
Nés avant 1964, ces retraités ont franchi la soixantaine. Beaucoup traînent des carrières hachées, des temps partiels, des années sans cotiser. Pour eux, la pension de base peut descendre très bas.
Le plancher répond à une idée simple : ne jamais laisser une pension de base passer sous un seuil mensuel garanti. Le montant exact de ce seuil en 2026 doit encore être confirmé, mais le mécanisme, lui, n’a rien de neuf.
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Un filet prévu pour les carrières incomplètes
Le régime général connaît déjà ce principe. À partir de 67 ans, la retraite est calculée au taux plein de 50 %, quel que soit le nombre de trimestres validés, rappelle le Cleiss. C’est la garantie de ceux qui n’ont pas cotisé assez.
Pour les nés avant 1964, cette borne n’est plus très loin. Beaucoup l’ont atteinte ou s’en approchent. Le plancher de 2026 prolonge cette logique : assurer un socle même quand le compte de trimestres reste incomplet.
Qui est concerné en 2026
Le plancher vise les personnes nées avant 1964. Elles partent, ou sont déjà parties, sous des règles plus favorables que les générations suivantes. Le décalage de l’âge légal à 64 ans ne concerne que les personnes nées à partir de 1968, selon Info-retraite.
Les générations 1962 et 1963 échappent donc à ce décalage. Elles liquident leur retraite plus tôt, et c’est précisément ce public que le plancher entend sécuriser.
Ce que ça change au quotidien
Un plancher, c’est un budget qui ne tombe plus sous un seuil. Pour un retraité qui touche peu, l’écart se joue sur l’alimentation, le chauffage, les dépenses du mois.
Le contexte rend ce filet essentiel : la Drees confirme une pension moyenne de 1 705 euros bruts par mois pour les retraités français en 2024. Cette moyenne cache de fortes disparités, et le plancher vise d’abord les pensions les plus basses.
Pour les carrières incomplètes, la garantie d’un socle change la donne : un seuil minimal vient sécuriser le niveau de pension, même avec peu de trimestres cotisés.
Source : Cleiss
