La taxe foncière a doublé en vingt ans, et le syndicat des propriétaires propose désormais de faire aussi payer les locataires

Le syndicat des propriétaires propose de faire payer les locataires, alors que la taxe foncière a doublé en vingt ans : la proposition de l’UNPI bouleverse la répartition de l’impôt local.

En vingt ans, la taxe foncière a quasiment doublé, selon les chiffres de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI). Le montant moyen a progressé de 93,4 % pour atteindre 635 euros en 2025.

Pour alléger cette charge qui repose aujourd’hui sur les seuls propriétaires, l’UNPI propose de créer une contribution universelle d’usage. Elle serait payée par tous les résidents d’une commune, propriétaires comme locataires.

Une taxe qui a doublé en vingt ans

Entre 2005 et 2025, la taxe foncière a augmenté bien plus vite que l’inflation. Selon l’UNPI, sa progression est deux fois et demie supérieure à celle des prix, et presque trois fois et demie supérieure à celle des loyers.

Le doublement tient à deux mécanismes. Les collectivités votent leurs taux chaque année. Et les valeurs locatives cadastrales, qui servent de base au calcul, sont revalorisées automatiquement.

Résultat : même quand un maire gèle son taux, la facture peut continuer de grimper. Les montants varient aussi fortement d’une commune à l’autre. Découvrez notre article sur la taxe foncière 2027 : pourquoi votre avis devrait augmenter d’environ 3 % l’an prochain.

La proposition de l’UNPI : faire payer tout le monde

Le syndicat des propriétaires va plus loin qu’une simple demande d’allègement. Il propose de créer un nouvel impôt local, payé par l’ensemble des habitants d’une commune, qu’ils soient propriétaires ou locataires.

Cette contribution universelle d’usage reposerait sur les services locaux dont chacun bénéficie : écoles, voirie, équipements. Pour l’UNPI, tous les usagers devraient contribuer, au-delà des seuls détenteurs de biens.

Des courriers ont été envoyés aux collectivités pour défendre cette refonte, selon Ouest-France.

Pour les retraités, la facture pèse sur une pension figée

Pour les retraités propriétaires, le choc est direct. En 2024, la pension moyenne s’élevait à 1 705 euros bruts par mois, selon la Drees. Une taxe foncière qui a doublé en vingt ans grignote une part croissante de ce revenu, lui, largement figé.

En 2026, la hausse reste contenue dans les grandes villes : 1,7 % en moyenne. Mais elle s’ajoute aux années précédentes, et à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères dans les grandes agglomérations.

Le gouvernement a par ailleurs gelé la réforme nationale des valeurs locatives. Le dossier a été renvoyé aux collectivités, qui doivent désormais trancher au cas par cas.

Chaque automne, il vaut la peine de relire son avis d’imposition pour repérer une éventuelle erreur de calcul. Une mauvaise surprise se corrige plus vite quand elle est détectée tôt.

La proposition de l’UNPI n’est qu’une idée, pas une loi. Mais le signal est net : le syndicat des propriétaires ne croit plus que la taxe foncière puisse reposer sur les seuls détenteurs de biens. Retrouvez aussi notre article sur un revenu fiscal sous 12 793 euros efface la taxe foncière et ouvre le LEP à 2,5 % net : deux droits à vérifier sur le même avis.

Jacqueline

Experte en entrepreneuriat, offrant des conseils pratiques pour aider les entrepreneurs à développer et réussir leurs entreprises.

Laisser un commentaire

Dans la même catégorie

Vous avez des questions ou un projet en tête ?

8mars15h40.fr 2025 Tous droits réservés