Smic : si la hausse arrive avant le 1er janvier, les employeurs devront l’anticiper dans leur trésorerie

Une hausse du Smic avant le 1er janvier reste en discussion, et si elle se confirme, les employeurs devront l’anticiper sans tarder dans leur trésorerie.

Roland Lescure a confirmé le 24 octobre qu’une revalorisation du Smic avant le 1er janvier « fait partie des débats ». Le ministre n’a donné ni montant ni calendrier, et aucune décision n’est arrêtée.

La piste répond à la colère sociale sur le pouvoir d’achat. Mercredi 21 octobre, les syndicats ressortaient déçus de leur rendez-vous à Matignon avec le Premier ministre Sébastien Lecornu. Les mobilisations des 17 et 24 octobre ont relancé la pression.

À lire aussi : la hausse de 1,4 % ne concerne que votre retraite complémentaire, la pension de base ayant déjà été revalorisée de 0,9 % en janvier.

À lire aussi : pour les ménages qui visent un achat, les taux attendus sur 20 et 25 ans donnent un cap avant décembre.

Une piste poussée par la mobilisation sur le pouvoir d’achat

Le Smic s’établit aujourd’hui à 12,31 euros brut de l’heure, soit un peu plus de 1 470 euros net par mois pour environ deux millions de salariés. Sa revalorisation légale annuelle intervient normalement le 1er janvier.

L’hypothèse qui circule tourne autour d’une hausse d’environ 1 %, soit un gain de 15 euros net par mois. La CFDT réclame 100 euros net, quand le patronat met en garde contre une décision précipitée.

Le dossier n’est pas nouveau pour Roland Lescure. Le 30 avril 2026, au micro d’Anne-Sophie Lapix sur RTL, il annonçait déjà une hausse de 2 % du Smic, appliquée au 1er juin.

Aucun montant, aucun calendrier : rien n’est acté

À ce stade, l’indexation automatique n’est pas déclenchée. L’indice des prix de septembre s’établit à 103,22, en dessous du seuil de 104,45 qui provoquerait une revalorisation.

Une hausse anticipée relèverait d’un coup de pouce politique, décidé hors de la formule légale. Une telle anticipation a déjà eu lieu en 2024, mais un coup de pouce au-delà de la formule serait une première depuis 2012.

Gouvernement et syndicats ne s’accordent pas sur l’ampleur de la hausse. Ni le montant ni la date ne sont tranchés.

Ce que cela changerait dans la trésorerie des employeurs

Si la hausse tombait avant le 1er janvier, la masse salariale des entreprises concernées augmenterait immédiatement. Un effet moins visible s’y ajoute : les allègements de cotisations patronales diminuent à mesure que le Smic monte.

Le Medef juge qu’une hausse anticipée risquerait de « créer la pagaille dans les entreprises ». L’économiste Stéphane Carcillo, président du groupe d’experts sur le Smic, pointe de son côté un risque de smicardisation accrue.

Pour un employeur, le bon réflexe est de chiffrer l’hypothèse dans ses prévisions, même si rien n’est signé. Attendre le 1er janvier pour faire le calcul, c’est risquer de se laisser surprendre.

Jacqueline

Experte en entrepreneuriat, offrant des conseils pratiques pour aider les entrepreneurs à développer et réussir leurs entreprises.

Laisser un commentaire

Dans la même catégorie

Vous avez des questions ou un projet en tête ?

8mars15h40.fr 2025 Tous droits réservés