La surcote de retraite de 5 % revalorise certaines fins de carrière, mais des milliers de mères nées en 1964 restent exclues de ce droit : l’année de naissance fait toute la différence.
La surcote récompense ceux qui poursuivent leur activité au-delà du nombre de trimestres requis pour partir à taux plein. Elle ne s’applique pourtant pas de manière uniforme à toutes les générations.
La nouvelle surcote de 5 %, instaurée pour revaloriser certaines fins de carrière, laisse précisément de côté des milliers de mères nées en 1964. Une année de naissance suffit à changer l’accès à ce bonus.
La surcote de 5 % et l’exclusion des mères nées en 1964
Certaines mesures destinées à favoriser la prolongation d’activité ne touchent pas toutes les tranches d’âge de la même façon. Des milliers de mères nées en 1964 sont exclues de la nouvelle surcote de 5 %.
La surcote a un pendant : la décote, qui réduit la pension de ceux qui partent sans le nombre de trimestres requis. En 2024, 17,5 % des pensions étaient attribuées avec une décote, en baisse de 1,7 point par rapport à 2023, selon les données de la Sécurité sociale.
Le critère exact qui fait basculer les mères nées en 1964 hors du dispositif n’est pas détaillé dans les données disponibles. Vérifier ses droits auprès de l’Assurance retraite reste le réflexe à avoir avant de compter sur ce bonus. Découvrez notre article sur la retraite : 2 000 € par mois suffisent pour vivre sans contrainte majeure, mais la moitié des Français en est encore loin.
La date de naissance, variable clé des règles de départ
L’année de naissance conditionne plusieurs règles de départ. Les personnes nées après 1964 peuvent partir à l’âge légal, sous réserve d’avoir cotisé le nombre de trimestres requis.
Les assurés nés entre 1964 et 1968 peuvent, eux, partir plus tôt dans le cadre de certains dispositifs de carrière longue. La frontière de 1964 trace donc deux réalités différentes pour des fins de carrière proches.
1 705 € de pension moyenne : les écarts selon le statut
La DREES confirme une pension moyenne de 1 705 euros bruts par mois pour les retraités français en 2024. Près de 18,2 millions de personnes percevaient une pension au 31 décembre 2024.
Cette moyenne masque des écarts importants. Un ancien salarié du secteur privé perçoit en moyenne environ 1 370 euros bruts par mois, contre 1 450 euros pour une profession libérale, 1 940 euros pour les régimes spéciaux et environ 2 400 euros pour un fonctionnaire d’État.
L’Insee fixe les seuils de la classe moyenne retraitée entre 1 683 et 3 119 euros mensuels après impôts pour une personne seule, et entre 2 525 et 4 679 euros pour un couple sans enfants.
Autre point à garder en tête : l’abattement fiscal de 10 % sur les pensions de retraite est maintenu en 2026, d’après Dispofi.
Derrière ces montants se jouent des droits individuels qui dépendent de l’année de naissance et du statut. Pour les mères nées en 1964, le premier réflexe est de vérifier son relevé de carrière et ses droits à la surcote avant d’anticiper le montant de sa pension. Pour aller plus loin, retrouvez également notre article sur la retraite Agirc-Arrco : même une hausse de 2 % n’est pas négligeable pour les seniors qui épuisent leurs aides.
