Dans ses Perspectives sur les pensions, l’OCDE pose une question que beaucoup de retraités français se posent : leur épargne suffira-t-elle à préserver leur pouvoir d’achat ?
Le rapport annuel de l’organisation internationale part d’un constat déjà ancien. La population vieillit, et la pression sur les revenus des retraités ne faiblit pas.
En France, le point de départ est connu. La Drees évalue la pension moyenne des retraités à 1 705 euros bruts par mois en 2024. C’est à partir de cette base que la projection de l’OCDE prend tout son relief.
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Ce que regarde l’OCDE dans ses Perspectives sur les pensions
Le rapport mesure l’adéquation des pensions : la part du revenu d’activité qu’un salarié conserve une fois à la retraite.
La question posée par l’organisation est directe. À mesure que la population vieillit, les ménages mettent-ils de côté assez pour compenser une pension qui, en valeur réelle, suit de moins en moins l’inflation ?
Une pension moyenne de 1 705 euros, et une marge qui se resserre
Le chiffre de la Drees, 1 705 euros bruts en 2024, recouvre de fortes disparités. Une partie des retraités vit sous ce niveau, d’autres cumulent plusieurs sources de revenus.
Si l’épargne ne suffit pas, le pouvoir d’achat peut s’éroder sans que le montant de la pension ne baisse formellement. C’est l’un des points que le rapport de l’OCDE met en avant.
Ce qu’il faut surveiller pour votre budget
Deux leviers comptent pour un ménage à la retraite : la façon dont la pension est revalorisée face à l’inflation, et le niveau d’épargne constitué avant le départ.
La projection de l’OCDE sert ici d’alerte plutôt que de promesse. Elle montre où la pression s’exerce, sans prétendre chiffrer à l’euro près ce que chacun va perdre.