Dans le cadre du budget 2026, le gouvernement prévoit de supprimer les aides au logement (APL) pour une partie des étudiants internationaux. Sont concernés les étudiants non boursiers venant de pays situés hors de l’Union européenne.
Une mesure budgétaire ciblée
Selon le projet de loi de finances 2026, les étudiants internationaux ne bénéficiant pas d’une bourse et originaires de pays hors UE ne pourraient plus percevoir d’APL à compter du 1er juillet 2026. Cette décision concernerait environ 3 % des étudiants étrangers actuellement bénéficiaires, selon les chiffres avancés par le gouvernement.
L’objectif affiché est de réaliser 108 millions d’euros d’économies, dans un contexte de réduction globale des dépenses publiques. Les aides seraient ainsi « recentrées » sur les étudiants les plus en difficulté.
« Nous devons affiner notre dispositif pour concentrer l’aide sur ceux qui en ont le plus besoin », a déclaré Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dans un communiqué.
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Des alternatives évoquées
Les étudiants concernés pourraient toujours prétendre à d’autres formes de soutien, comme les logements proposés par les Crous, a indiqué le gouvernement. Aucune précision n’a toutefois été donnée sur un éventuel renforcement de ces dispositifs pour compenser la perte des APL.
Vives réactions des associations étudiantes
Plusieurs associations dénoncent une mesure injuste et pénalisante. L’Unhaj (Union nationale pour l’habitat des jeunes), qui accompagne chaque année 200 000 jeunes dans l’accès au logement, alerte sur les conséquences concrètes :
« Les APL sont indispensables pour de nombreux jeunes afin de se loger ou de rester dans leur logement. Supprimer cette aide revient à freiner, voire empêcher, la poursuite d’études pour beaucoup d’étudiants étrangers », estime l’association.
Le syndicat étudiant Unef souligne également que les étudiants internationaux figurent parmi les plus précaires, en particulier ceux qui doivent subvenir à leurs besoins sans soutien familial sur place. Il parle d’un « coup dur pour des milliers d’étudiants » qui peinent déjà à joindre les deux bouts.
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Cette décision soulève des questions sur l’accueil des étudiants étrangers en France. Faut-il recentrer les aides ou maintenir un soutien large pour garantir l’accès aux études pour tous ?
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