Bonne nouvelle pour certains propriétaires : en 2025, des dispositifs d’exonération ou de dégrèvement de la taxe foncière existent et s’appliquent automatiquement dans de nombreux cas. Retraités, bénéficiaires de minima sociaux, ménages modestes ou encore propriétaires de logements neufs ou rénovés peuvent en bénéficier, sous conditions d’âge ou de revenus. Mais attention : même en cas d’exonération, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) reste due.
Une exonération totale pour les retraités de 75 ans et plus
Les propriétaires âgés d’au moins 75 ans au 1er janvier 2025 sont exonérés intégralement de taxe foncière sur leur résidence principale. Pour en profiter, leur revenu fiscal de référence (RFR) 2024 ne doit pas dépasser 12 704 € pour une personne seule, majoré de 3 393 € par demi-part supplémentaire, soit 19 490 € pour un couple. Si l’un des conjoints remplit la condition d’âge, l’exonération s’applique au bien commun. Cette mesure est automatique, sans démarche particulière.
Un abattement pour les retraités de 65 à 74 ans
Entre 65 et 74 ans, les retraités peuvent bénéficier d’un allégement de 100 € sur leur taxe foncière, à condition d’occuper leur logement à titre de résidence principale et de respecter les mêmes plafonds de revenus que les plus de 75 ans. Cette mesure vise à alléger la charge fiscale des foyers modestes, même avant l’exonération totale. L’avantage est appliqué automatiquement, à partir des informations transmises par l’administration fiscale. Découvrez notre article sur la taxe foncière 2025 : l’avis arrive, et la mauvaise surprise aussi pour votre portefeuille.
Les bénéficiaires de minima sociaux avantagés
Certaines allocations ouvrent droit à une exonération complète, même sans condition de revenu. C’est le cas de l’ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées) et de l’ASI (allocation supplémentaire d’invalidité). Pour l’AAH (allocation adulte handicapé), l’exonération existe mais reste soumise à un plafond de revenu fiscal. Ces dispositifs permettent de protéger les foyers les plus vulnérables et sont appliqués sans qu’aucune démarche supplémentaire ne soit nécessaire.
Logements neufs et rénovés : des exonérations temporaires
Les propriétaires d’un logement neuf bénéficient d’une exonération de taxe foncière pendant deux ans, à condition de déclarer la construction dans les 90 jours suivant l’achèvement via le formulaire H1 ou H2. Par ailleurs, certains logements anciens ayant fait l’objet de travaux de rénovation énergétique lourds peuvent être exonérés partiellement ou totalement de taxe foncière pendant 3 à 5 ans, selon la décision des collectivités locales. Ces mesures visent à encourager la construction et la rénovation durable.
Dégrèvements possibles pour logements vacants
Un logement inoccupé peut aussi donner lieu à un allégement temporaire. Si une habitation reste vacante ou non louée pendant plus de trois mois, le propriétaire peut bénéficier d’un dégrèvement partiel de taxe foncière. Cette disposition concerne notamment les logements rendus inhabitables par des travaux ou des événements exceptionnels. Là encore, les conditions précises sont vérifiées par l’administration, qui applique automatiquement le dégrèvement dès lors que la vacance est constatée. Retrouvez également notre article sur les impôts 2025 : jusqu’à quand peut-on corriger sa déclaration de revenus en ligne ?
Attention : la TEOM reste due
Même en cas d’exonération totale ou partielle de la taxe foncière, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) n’est pas concernée. Elle reste exigible pour tous les propriétaires. En cas de changement de situation — décès, succession, nouvelles ressources ou mutation du bien — il est essentiel de vérifier attentivement son avis d’imposition chaque année. Cela permet de s’assurer que les exonérations ou dégrèvements automatiques sont bien pris en compte par l’administration fiscale.
