Les seuils d’exonération de taxe foncière pour 2026 ont été relevés. Mais derrière cette annonce positive, de nombreux retraités risquent de rester exclus du dispositif.
Bonne nouvelle en apparence : les seuils de revenus pour bénéficier d’une exonération de taxe foncière en 2026 seront légèrement relevés. Une revalorisation de 1,1 % est en effet prévue, en ligne avec l’ajustement du barème de l’impôt sur le revenu.
Mais dans les faits, seuls les retraités les plus modestes pourront en profiter. Et les conditions d’accès restent strictes.
Des critères d’âge et de ressources très encadrés
Trois cas principaux ouvrent droit à une exonération totale de taxe foncière sur la résidence principale :
- Les bénéficiaires de l’ASPA (allocation de solidarité aux personnes âgées)
- Les bénéficiaires de l’ASI (allocation supplémentaire d’invalidité)
- Les retraités de plus de 75 ans, sous conditions de revenus
Les retraités âgés de 65 à 74 ans peuvent espérer un simple abattement de 100 euros, ce qui reste modeste face à une taxe foncière moyenne désormais supérieure à 1 000 € par foyer, selon les dernières données de l’administration fiscale.
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Les seuils 2026 : une revalorisation symbolique
Le revenu fiscal de référence (RFR) à ne pas dépasser pour prétendre à l’exonération en 2026 est fixé comme suit :
- 12 818 € pour une personne seule
- + 3 423 € par demi-part fiscale
Exemple : un couple de retraités (2 parts) ne devra pas dépasser 19 664 € de RFR pour y prétendre.
Ces montants restent inférieurs au seuil de pauvreté, et excluent de fait une majorité de retraités aux revenus modestes mais légèrement au-dessus du barème.
Une exonération partielle qui ne couvre pas tous les impôts
Même en cas d’exonération, les retraités continueront à recevoir un avis d’imposition pour la TEOM (taxe d’enlèvement des ordures ménagères), qui n’est jamais exonérée.
Un point souvent mal compris, qui peut générer des déconvenues.
Enrichissement unique : pourquoi cette mesure reste à la marge
Si la revalorisation des seuils est symbolique, elle ne répond pas à la problématique plus large de l’explosion des impôts locaux dans certaines communes.
Selon une étude récente, la taxe foncière a augmenté de plus de 25 % en moyenne depuis 2017 dans les grandes villes. Or, l’aide apportée ici ne concerne qu’une frange étroite des retraités.
En réalité, beaucoup de retraités vivent avec des pensions autour de 1 200 – 1 500 €, trop pour être exonérés… mais pas assez pour absorber la hausse continue des charges.
Conclusion
Oui, les seuils de revenus pour l’exonération de taxe foncière en 2026 ont été relevés. Mais cette mesure bénéficiera essentiellement à des profils déjà aidés par ailleurs, comme les bénéficiaires de l’ASPA ou les retraités très âgés aux revenus très bas.
Et vous, pensez-vous que l’exonération devrait être étendue à plus de foyers ? Trouvez-vous les critères justes ? Réagissez dans les commentaires.
