Le budget de la Sécurité sociale 2026 prévoit une hausse de la CSG sur certains revenus du capital. Voici les produits d’épargne concernés, et ceux qui conservent leur régime actuel.
Adopté ce mardi 9 décembre 2025 à l’Assemblée nationale, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 acte une hausse de la CSG sur plusieurs placements. L’objectif affiché est de renforcer le financement des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), via la création d’une contribution financière pour l’autonomie (CFA). Cette hausse de la fiscalité ne concernera toutefois pas tous les revenus du capital.
Une hausse ciblée de la CSG à 10,6 %
La CSG appliquée sur certains revenus du patrimoine et produits d’épargne passera de 9,2 % à 10,6 % dès 2026. Le gouvernement entend par cette mesure dégager des recettes supplémentaires pour financer les besoins liés au vieillissement de la population. Cette évolution s’inscrit dans un contexte budgétaire tendu et de pression croissante sur le secteur médico-social.
Quels placements sont concernés ?
La hausse de la CSG frappera principalement les produits d’épargne non réglementée. Sont notamment concernés :
- les intérêts des comptes à terme ;
- les intérêts des livrets bancaires ordinaires ;
- les intérêts des comptes courants rémunérés ;
- les revenus issus des comptes titres (dividendes, plus-values mobilières) ;
- les revenus tirés des plans d’épargne en actions (PEA) ;
- les gains issus de l’épargne salariale, tels que les PEE (plans d’épargne entreprise).
Ces placements verront donc leur fiscalité globale augmenter, notamment pour les foyers soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU ou « flat tax »), qui combine actuellement 12,8 % d’impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Retrouvez notre article sur le PEL, LEP, Livret A… Ces taux qui vont dégringoler dès janvier 2026.
Quels placements sont épargnés ?
La ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin a précisé les contours de cette hausse en rappelant que de nombreux revenus échappent à cette mesure. Parmi les placements non concernés par la hausse de la CSG :
- les contrats d’assurance vie (quelle que soit leur durée) ;
- les plans d’épargne logement (PEL), y compris les primes ;
- les plans d’épargne populaire (PEP) ;
- les revenus fonciers, incluant les loyers de location meublée ou vide ;
- les plus-values immobilières sur la vente de biens ;
- les intérêts des livrets réglementés comme le Livret A, le LDDS ou le LEP.
Sur ces produits, le taux de CSG reste inchangé à 9,2 %, et certains (comme le Livret A) conservent même une exonération totale de fiscalité.
Un effort demandé aux épargnants les plus exposés
En relevant sélectivement la CSG, le gouvernement souhaite préserver l’épargne populaire, souvent détenue par des ménages modestes, tout en sollicitant davantage les détenteurs de produits financiers plus risqués ou plus sophistiqués. Cette logique, déjà observée lors de précédents ajustements fiscaux, vise à renforcer l’acceptabilité sociale de la mesure. Retrouvez également notre article sur le Livret A et LEP : les rendements annoncés pour votre épargne à partir du 1ᵉʳ février 2026.
Conclusion
À partir de 2026, de nombreux placements verront leur fiscalité alourdie avec une CSG portée à 10,6 %, notamment les comptes titres, PEA, livrets bancaires et épargne salariale. En revanche, les produits d’épargne réglementée, l’assurance vie, les PEL ou encore les revenus immobiliers resteront hors du champ de cette hausse. Une distinction qui reflète une volonté politique de protéger l’épargne populaire tout en mobilisant des ressources pour faire face aux enjeux du grand âge.
