Les taux des livrets réglementés vont encore baisser début 2026, impactant directement vos intérêts. Les livrets réglementés subissent une nouvelle vague de baisse de taux attendue dès janvier 2026. La combinaison d’une inflation faible et d’un recul des taux interbancaires tire mécaniquement vers le bas la rémunération du Livret A, du LDDS, du LEP, du livret jeune, et du CEL. Seul le PEL résiste avec une possible hausse. Il est donc crucial pour les épargnants de comprendre les changements à venir pour adapter leur stratégie financière dès maintenant.
Le Livret A poursuit sa chute à 1,4 %
Le Livret A, détenu par plus de 80 % des Français, est directement affecté par les nouvelles données économiques. Après une baisse à 1,70 % en août 2025, son taux devrait reculer à 1,40 % au 1ᵉʳ février 2026, selon la formule officielle. Cette baisse s’explique par une inflation semestrielle estimée à 1 % et une moyenne de l’€ster à 1,80 %. Même si moins brutale que celle d’août, cette nouvelle réduction impactera concrètement les intérêts générés par votre épargne. Retrouvez notre article sur la pension de réversion : 4,3 millions de Français concernés par une réforme explosive en 2026.
Le LDDS et le livret jeune suivent le mouvement
Le LDDS, qui calque son taux sur celui du Livret A, est logiquement concerné par une baisse identique à 1,4 %. Quant au Livret jeune, même s’il est fixé librement par les banques, il ne peut légalement descendre en dessous du taux du Livret A. De nombreuses banques ayant aligné ce produit sur le Livret A, une diminution équivalente est donc à prévoir. Cela réduit encore l’intérêt de ces supports pourtant utilisés pour leur liquidité et fiscalité avantageuse.
Le LEP pourrait passer sous les 2 %
Le Livret d’épargne populaire voit aussi sa rémunération glisser, malgré son objectif de protéger les ménages modestes contre l’inflation. Si le gouvernement conserve un écart fixe de 1 point avec le Livret A, le LEP tomberait à 2,4 %. En appliquant strictement la formule réglementaire, il pourrait même descendre à 1,9 %. Cette baisse de rendement remet en cause l’intérêt de ce produit, même s’il reste exonéré d’impôts et toujours mieux rémunéré que les autres livrets.
Le CEL recule légèrement à 1,25 %
Le Compte épargne logement (CEL), déjà peu attractif, devrait lui aussi voir son taux reculer de 1,50 % à 1,25 %. Cela s’inscrit dans la dynamique globale de la rémunération réglementée. Le CEL, bien que fiscalement intéressant pour les projets immobiliers à long terme, perd encore un peu plus de son attrait. Les ménages qui y laissent leur argent sans projet précis risquent de voir leur rendement réel inférieur à l’inflation, une situation de moins en moins acceptable.
Le PEL, seule bonne nouvelle avec une hausse à 2 %
Contrairement aux autres livrets, le Plan épargne logement (PEL) devrait enregistrer une hausse de son taux à 2 % pour tous les nouveaux contrats ouverts à partir de janvier 2026. C’est une exception dans cette vague de baisses. Cette remontée reste cependant modeste et ne s’applique pas aux anciens PEL. Elle ne suffira pas à compenser les effets d’une rémunération en baisse sur les produits d’épargne liquide, mais elle représente une opportunité à saisir pour les épargnants à moyen terme. Retrouvez notre article sur la réforme des retraites suspendue : le nouveau calendrier profite à des générations entières nées dans les années 60.
Conclusion
En ce début 2026, les taux des principaux livrets d’épargne baissent encore à l’exception du PEL. Ces évolutions, guidées par la formule réglementaire et le recul de l’inflation, réduisent les rendements pour des millions de Français. Vous êtes concerné ? Avez-vous adapté votre épargne en conséquence ? Partagez votre expérience ou vos questions en commentaire pour aider d’autres lecteurs à mieux comprendre ces changements !
