La hausse de la CSG et le gel des pensions provoquent une double peine pour certains retraités. Explications. Alors que les pensions de base ont légèrement progressé au 1er janvier 2026, la retraite complémentaire Agirc-Arrco subira, pour de nombreux retraités, une baisse nette dans les semaines à venir. Le gel des pensions complémentaires combiné à une hausse discrète mais brutale de la CSG entraînera une perte importante, particulièrement visible en mars. Voici pourquoi certains retraités verront leur pension nette chuter malgré une situation fiscale apparemment stable.
Une revalorisation absente et un accord manqué
Contrairement aux pensions de base, les pensions complémentaires Agirc-Arrco ne sont pas revalorisées en janvier mais en novembre. Cette année, aucun accord n’a été trouvé entre partenaires sociaux, ce qui a gelé les montants. Résultat : les pensions stagnent malgré l’inflation, un gel qui pénalise fortement les 13,5 millions de bénéficiaires. Pour de nombreux retraités, cette absence de hausse s’accompagnera bientôt d’une mauvaise surprise fiscale sur leur pension.
La hausse de la CSG frappe plus fort que prévu
La CSG (contribution sociale généralisée) est prélevée selon un barème à plusieurs taux, en fonction du revenu fiscal de référence (RFR). Mais les seuils de ce barème ont peu progressé, alors que les pensions de 2024, qui servent de base de calcul en 2026, ont été revalorisées de 5,3 %. Le barème n’ayant augmenté que de 1,8 %, beaucoup de retraités changent de tranche et passent à un taux de CSG supérieur, entraînant une hausse brutale de leurs prélèvements. Découvrez notre article sur des héritiers économisent 2700 € en refusant cette démarche souvent imposée par le notaire.
Des retenues différées mais douloureuses en mars
Le nouveau taux de CSG s’appliquera seulement à partir de mars 2026, ce qui entraînera une double retenue sur cette pension. Pourquoi ? Car les prélèvements de janvier et février, faits à l’ancien taux, seront rattrapés en mars. Cela signifie que les retraités concernés subiront trois mois de prélèvements en une seule fois. La pension nette du mois de mars pourrait donc chuter de façon importante, sans réel avertissement préalable.
Qui est concerné par cette forte baisse de pension ?
Tous les retraités ne sont pas concernés, mais ceux dont le RFR 2024 dépasse un seuil fiscal basculeront vers un taux plus élevé. Par exemple, un retraité seul avec un RFR de plus de 26 470 € passera au taux de CSG de 8,3 %, contre 6,6 % auparavant. Les effets seront encore plus marqués pour les foyers modestes qui perdent leur exonération. Pour éviter les mauvaises surprises, il est essentiel de vérifier son RFR 2024 sur l’avis d’imposition reçu en 2025. Retrouvez aussi notre article sur la suspension du RSA, APL, allocations familiales : ce que la loi votée en 2026 va vraiment changer pour votre budget.
Conclusion
La combinaison d’un gel des pensions et d’un changement de tranche CSG va frapper de plein fouet certains retraités dès mars. Cette perte de revenu net, imprévue pour beaucoup, illustre à quel point les règles fiscales peuvent impacter le quotidien des plus de 60 ans. Et vous, êtes-vous concerné par cette hausse de CSG ? Laissez-nous un commentaire pour partager votre situation ou poser vos questions.
