46 % des détenteurs de PER envisagent de ne plus l’alimenter suite aux dernières restrictions, et 85 % des plus de 65 ans le disent, selon le baromètre Odoxa-Groupama pour Capital et BFM. Pourtant, les experts écartent toute désertion massive.
La loi de finances 2026 a supprimé la déductibilité des versements sur le PER après 70 ans et augmenté la CSG de 1,4 % à la sortie. Des changements qui secouent les 12,7 millions de titulaires représentant 141,1 milliards d’euros d’encours au 30 septembre 2025.
77 % des Français connaissent le PER mais 46 % menacent de l’abandonner
Malgré la popularité croissante du produit, passée de 12 % de souscripteurs en 2019 à 25 % aujourd’hui, soit un doublement en six ans, les nouvelles restrictions créent un vent de mécontentement. La déduction fiscale reste le critère numéro un pour 38 % des détenteurs, suivie de la simplicité (21 %) et du rendement (20 %). Supprimer cet avantage pour les plus de 70 ans touche directement le cœur de l’attrait du produit. Découvrez notre article sur l’épargne : ce compte adoré des Français perd un avantage clé après 70 ans, ce que vous devez savoir.
Les moins de 70 ans conservent l’avantage fiscal : pas de désertion prévue
« Je ne pense pas qu’il y ait de désertion prévue pour le PER », analyse Matthieu Silva Santos, directeur de l’offre chez Goodvest. « Il doit rester une brique fondamentale d’une stratégie patrimoniale, sans en être la principale. Il conserve encore un intérêt en matière d’économie d’impôt puisque les moins de 70 ans conservent la déductibilité des versements. » La loi a également allongé de 3 à 5 ans la durée de report des plafonds non utilisés, une mesure favorable aux épargnants actifs.
Après 70 ans, l’assurance-vie prend le relais comme alternative fiscale
Pour les plus de 70 ans privés de déductibilité, l’assurance-vie s’impose comme l’alternative naturelle. « Ces personnes conservent finalement l’assurance-vie, qui reste une enveloppe à la fois fiscale, financière et successorale assez intéressante », précise Matthieu Silva Santos. Après 70 ans, les plus-values associées aux versements restent exonérées d’impôt sur les successions, un avantage successoral que le PER ne peut pas égaler.
Le Livret A détrôné : logement et assurance-vie désormais en tête des préférences
Un an après avoir été cité en tête des meilleurs placements par 42 % des sondés, le Livret A est passé troisième avec seulement 23 % de citations. L’immobilier et l’assurance-vie le dépassent tous deux à 25 %. La moitié des répondants n’alimentent plus (42 %) voire ont fermé (7 %) leur Livret A suite aux baisses répétées du taux, désormais à 1,5 % depuis le 1ᵉʳ février 2026. Retrouvez aussi notre article sur le cumul emploi-retraite 2027 : à 64 ans, ce changement pourrait vous faire perdre une partie de votre pension.
Conclusion
Le PER reste un outil incontournable pour les actifs de moins de 70 ans grâce à sa déductibilité fiscale préservée, mais perd de son attrait pour les seniors qui se tournent vers l’assurance-vie. La suppression de la déductibilité après 70 ans dans la loi de finances 2026 vous a-t-elle conduit à reconsidérer votre stratégie d’épargne retraite et envisagez-vous de basculer vers l’assurance-vie pour optimiser votre fiscalité et votre transmission patrimoniale ? Donnez votre avis en commentaire.
