C’est désormais officiel : tous les PER, qu’ils soient bancaires ou assurantiels, sont concernés par la hausse de la CSG décidée dans le cadre du budget de la Sécurité sociale 2026. Adoptée fin 2025, la hausse de la CSG de 1,4 point fait réagir. Longtemps floue dans son application, elle a soulevé de nombreux espoirs d’exemption pour certains plans d’épargne retraite (PER), notamment les PER assurantiels. Mais la Direction générale des finances publiques (DGFiP) vient de lever tout doute : aucun PER n’est épargné par cette hausse. Une décision qui impacte la rentabilité nette de ce placement très prisé des futurs retraités.
Une décision sans appel de l’administration fiscale
Après plusieurs semaines de flou juridique, la DGFiP a confirmé à MoneyVox que la hausse de la CSG s’appliquera à tous les PER, sans distinction. Contrairement à l’assurance vie, expressément exclue via l’amendement n°1104, les PER ne bénéficient d’aucune dérogation. Résultat : les prélèvements sociaux passent de 17,2% à 18,6%, et la flat tax monte à 31,4%. Les épargnants doivent donc revoir leur stratégie fiscale en conséquence.
Une hausse qui s’applique aux plus-values
La hausse de la CSG concerne les gains issus d’un PER. En cas de sortie en capital, la fiscalité dépend du choix initial de déduction. Si les versements ont été déduits du revenu imposable, ils seront re-fiscalisés au barème progressif à la sortie. Les plus-values, elles, seront systématiquement soumises au nouveau taux de 31,4%. Pour les épargnants ayant opté pour la non-déductibilité, seules les plus-values sont impactées, mais cela reste une perte nette de rendement. Découvrez notre article sur le PER : ce privilège fiscal supprimé après 70 ans avec l’aval de la commission.
L’assurance vie et les livrets réglementés épargnés
Alors que les PER sont visés, d’autres produits d’épargne conservent leurs avantages. C’est le cas des livrets réglementés : Livret A, LDDS, LEP, CEL, PEL… Tous sont exonérés de cette hausse de prélèvements sociaux. L’assurance vie bénéficie aussi d’une protection complète, même sur les contrats multisupports. Cette différence de traitement pourrait rebattre les cartes chez les épargnants, au profit de placements plus souples et fiscalement stables.
Une réforme fiscale qui pénalise l’épargne retraite
Avec cette mesure, le PER perd un peu de son attrait fiscal, l’un de ses principaux atouts. Cette hausse de la CSG grève directement les rendements nets à la sortie, notamment pour ceux qui comptaient sur une sortie en capital. Alors que les taux d’intérêt stagnent et que l’incertitude fiscale grandit, les épargnants doivent reconsidérer leur horizon de placement. Le PER reste utile, mais moins avantageux qu’il ne l’était jusqu’en 2025. Retrouvez également notre article sur le RSA, APL, allocations familiales… Ces aides pourraient vous être retirées après une simple condamnation.
Conclusion
La hausse de la CSG sur les PER marque un tournant pour l’épargne retraite. Si vous êtes concerné, pensez à vérifier l’impact réel sur votre contrat et à adapter votre stratégie. Et vous, cette décision va-t-elle modifier votre manière d’épargner ? Partagez votre avis en commentaire.
