8 mars 15h40
Vie de l'entreprise

Quels sont les principaux syndicats en France ?

En principe, la principale mission des syndicats est de défendre l’intérêt commun. Ils peuvent être amenés à défendre des salariés, des chômeurs, des retraités et même des étudiants. Vous souhaitez connaître les principaux syndicats en France ? Cet article vous aidera à en savoir plus.

Le syndicat : de quoi s’agit-il exactement ?

Cette organisation est tenue de préserver les droits et les intérêts économiques et professionnels, tant collectifs qu’individuels des salariés. En principe, les syndicats sont regroupés en fédération au plan national. Ils sont constitués :

  • D’un secrétaire général ;
  • De responsables syndicaux ;
  • De délégués.

La majorité des revendications s’orientent autour : des conditions de travail, des rémunérations ou des protections sociales.

Pour qu’un accord collectif de branche soit applicable, il faut qu’il soit signé par un ou plusieurs syndicats représentants 30 % des voix. Cet accord ne doit pas être refusé par les syndicats représentant 50 % des voix.

Après la guerre, le taux de la syndicalisation a connu une baisse. Mais cela ne diminue pas leur niveau d’implication. Les syndicats ont pour missions de porter les revendications collectives des travailleurs.

D’où provient le financement des syndicats ?

Les fonds proviennent de la cotisation des adhérents et de la cotisation patronale au financement des organisations syndicales. La loi exige une publicité des comptes des syndicats. Si leurs ressources annuelles se situent entre 2 000 et 230 000 euros, les syndicats doivent avoir un bilan et un compte de résultat chaque année. Un commissaire aux comptes est tenu de certifier ses documents comptables.

Les syndicats en France : quelles sont leurs principales missions ?

Cette organisation possède deux rôles, à savoir : la représentation et la négociation. Les syndicats ont pour mission de défendre les droits et les intérêts des salariés à différents niveaux. Ils peuvent également entamer des négociations pour permettre d’acquérir de nouveaux droits.

·      Les missions des syndicats au sein d’une entreprise

Négocier des accords d’entreprises, c’est la principale mission des délégués syndicaux. Mais ce n’est pas leurs seules missions. Ils peuvent également :

  • Assister un salarié et répondre à ses questions ;
  • Informer le salarié au quotidien ;
  • Accompagner le salarié en cas de conflit.

·      Les missions des syndicats au niveau des branches professionnelles

À ce niveau, les syndicats ont pour rôle de négocier les conventions collectives. Ils s’assurent que les salariés aient les mêmes droits dans un même secteur d’activité.

·      Les missions des syndicats au niveau national

À ce stade, les syndicats sont amenés à négocier avec l’État et/ou les organisations patronales (MEDEF, CGPME…). À compter de la promulgation de la loi de 2007, les partenaires sociaux, le gouvernement est tenu de consulter les partenaires sociaux. Ils doivent se concerter sur tous les projets de loi qui vont avoir un effet sur :

  • Les relations salariales ;
  • L’emploi ;
  • La formation professionnelle.

Les principaux syndicats en France : quels sont-ils ?

·      La Confédération française démocratique du travail (CFDT)

Depuis les dernières élections professionnelles, la CFDT est considérée comme étant le premier syndicat de salariés. Elle obtient le score de 26,37 % des suffrages exprimés. Il s’agit d’un syndicat qui a été établi en 1964 durant le congrès extraordinaire de la CFDT.

Ce syndicat aide à réduire les inégalités. Cette confédération dispose de nombreux adhérents. Ils sont au nombre de 860 243 dont 53 % d’hommes et 47 % de femmes. Ces membres sont répartis dans différents secteurs :

  • Dans les petites et les grandes entreprises ;
  • Dans le public.

Depuis les dernières années, ce syndicat s’est rapproché des salariés. La CFDT est parvenue à faire évoluer la sécurisation de l’emploi et des parcours professionnels :

  • Encadrement et recours au temps partiel ;
  • Compte personnel de formation ;
  • Conseil en évolution professionnelle, etc.

En tant qu’adhérent à la CFDT, un individu a le droit d’être écouté, respecté et informé. Il peut également être défendu gratuitement s’il se heurte à un problème.

·      La Confédération générale des travailleurs (CGT)

Le CDT a débuté en 1895 à Limoges. Depuis de nombreuses années, c’est un syndicat représentatif des salariés du privé et du public. Il ne s’agit plus du premier syndicat représentatif des salariés. Cette place a été remportée par la CFDT aux dernières élections professionnelles. Sur les suffrages exprimés, il a eu 24,85 %.  Au niveau des très petites entreprises (TPE) et dans le secteur public, la CGT possède encore une place importante.

Au niveau national, la Confédération Général du Travail est l’organisme central qui orchestre tous les syndicats CGT présents sur le territoire français. Arrivé au niveau départemental, c’est du ressort de l’Union Départementale. Au niveau de chaque commune, c’est la responsabilité des Unions locales.

La CGT est une organisation syndicale qui est ouverte à tous les travailleurs, qu’ils soient :

  • En activité ou non ;
  • Cadres, techniciens, administratifs, techniques, etc.
  • Titulaires, vacataires, contractuels, etc.

Cette confédération agit aussi dans les organismes paritaires : les syndiqués CGT, en CAP e en CHST. La CGT est un syndicat qui n’hésite pas à faire part de ses revendications. Elle se bat pour obtenir gain de cause.

·      La Confédération générale du travail – Force ouvrière (CGT-FO)

Certains militants avaient clamé que la CGT était sous l’emprise du Parti Communiste. Ils ont décidé de quitter les rangs. Ce syndicat est issu de la scission de la CGT en 1948. À ses débuts la CGT-FO ne disposait que 300 000 membres. Son secrétaire général, Robert Bothereau, s’est chargé de mettre en place des unions départementales, à la création des syndicats et des fédérations.

D’après les statistiques, aux dernières élections professionnelles, cette confédération a recueilli 15,59 % des suffrages exprimés.

·      La Confédération française de l’encadrement – Confédération générale des cadres (CFE-CGC)

Ce syndicat a fait ses débuts en 1944. À cette époque, il est connu sous l’appellation Confédération générale des cadres (CGC). Mais à partir de l’année 1981, c’est devenu la CFE-CGC. Cette confédération représente différentes catégories de salariés. On y trouve des techniciens, des agents de maîtrise, des forces de vente, des cadres et des ingénieurs ayant des fonctions de responsabilité et de commandement au sein d’une entreprise. Ce syndicat a remporté 10,67 % de suffrages durant les dernières élections professionnelles.

En 2013, cette confédération a compté 160 000 adhérents (hommes et femmes) dans ses rangs. La CFE-CGC est très appréciée auprès des ingénieurs et des cadres (industrie, commerce et services). Des baromètres et les observatoires économiques et sociaux lui permettent d’évaluer l’évolution de ces secteurs.

Contrairement aux autres syndicats, la CFE-CGC est la seule qui protège les intérêts d’une catégorie professionnelle spécifique. À compter de l’année 1998, elle est ouverte aux « professionnels de l’entreprise ». Cette confédération n’hésite pas à prendre des initiatives et des responsabilités. Elle ne se contente pas uniquement d’agir au sein d’une entreprise. Elle agit et intervient dans la défense de l’encadrement de toutes instances paritaires (retraite, formation, logement, etc.).

Parmi ses responsabilités, elle représente aussi la « société civile » dans les instances de décisions comme les conseils d’administration des lycées et facultés, les commissions départementales et régionales pour l’emploi. C’est un médiateur entre les intérêts catégoriels et intérêts généraux. Il met en avant la responsabilité sociale et humaine des entreprises.

Il est à noter que les responsables confédéraux de l’organisation exercent tous une activité professionnelle. Ces responsables sont élus. C’est l’unique organisation du domaine social et syndical qui associe la démocratie et la délégation.

·      Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC)

Il s’agit d’un syndicat qui se base sur la morale chrétienne. Cette confédération a connu ses débuts en 1919. À partir de l’année 1964, la majeure partie de ses adhérents ont opté de laïciser cette organisation. Ces membres ont alors mis en place la Confédération française démocratique du travail (CFDT). Lors des dernières élections professionnelles, ce syndicat a remporté 9,49 % des suffrages exprimés.

Au milieu des années 1880, de nombreux syndicats chrétiens ont été créé, dans le Nord et à Lyon. En 1887, le Syndicat des employés du Commerce et de l’Industrie (SECI) voit le jour.  Il a été créé suite à l’initiative du frère Hiéron, de la Congrégation des frères des écoles chrétiennes. C’est le pape Léon XIII qui a demandé à l’ordre de mettre en place un syndicalisme chrétien. Les premiers adhérents proviennent tous d’une association religieuse. Pour y être affilié, il fallait être « notoirement catholique » et d’honorer sa foi par une bonne réputation.

Un syndicat diversifié en France

Dans le pays, il existe de nombreux grands syndicats. Au niveau national, on recense cinq principaux syndicats considérés comme représentatifs. Mais, si l’on prend en compte les plus petits, ils sont plus nombreux. Dans certains pays européens, il n’y a que trois syndicats nationaux.

·      Qu’en est-il d’un syndicat représentatif ?

Un syndicat est qualifié de « représentatif » s’il obtient un certain nombre de voix durant les élections professionnelles. Il doit avoir au moins :

  • 8 % au niveau national ou de branche ;
  • 10 % au niveau d’une entreprise.

En détenant assez de voix, une organisation syndicale a la prérogative de participer, de négocier et de conclure des accords concernant les salariés.  Les syndicats sont qualifiés comme représentatif à trois niveaux :

  • Au niveau de l’entreprise ;
  • Au niveau de la branche d’activité ;
  • Au niveau de l’Interprofessionnel.

·      Qu’en est-il des syndicats interprofessionnels ou professionnels ?

Les grands groupes syndicaux français ne protègent pas seulement les droits d’un corps de métier ou d’un secteur. Ils défendent les entreprises diverses et sont subdivisés en sous-groupes en fonction des secteurs.

Au niveau national, les grandes organisations syndicales interprofessionnelles sont qualifiées de représentatives. Ils ont la faculté de négocier et signer les accords à adopter dans plusieurs secteurs. Du côté des salariés on retrouve : la CGT, la CFDT, FO, la CFE-CGC et la CFTC. D’un autre côté, pour le patronat, il y a : le MEDEF, la CGPME et l’UPA.

Il existe également des syndicats professionnels. Ils protègent les droits d’un corps de métier. Il y a par exemple :

  • LA FNSEA pour les agriculteurs ;
  • Le SNES pour les professeurs ;
  • Le FNI pour les infirmiers.

Le syndicalisme et la liberté des travailleurs

Dans certains pays européens, il existe un fort taux de salariés syndiqués. C’est par exemple le cas de la Suède et de la Finlande. Ces pays ont choisi d’appliquer le système dit « De Gand ». Dans ces pays, pour accéder à certains droits (assurance chômage, droit à des indemnités en cas de licenciement, etc.), le travailleur doit être impérativement syndiqué.

En France, ce n’est pas le cas. Chaque travailleur a la liberté de choisir entre le fait d’être syndiqué ou non. Chacun bénéficie des mêmes droits qu’il adhère ou non à un syndicat. Aujourd’hui, il n’y a que 1,8 million de personnes syndiquées. Cela équivaut à 8 % de salariés. C’est l’un des taux les plus faibles des pays européens. Au Royaume-Uni, il est de 25 %, en Belgique 55 % et en Islande 82 %.

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