En 2025, certaines régions françaises appliquent des majorations records sur la taxe d’habitation des résidences secondaires, avec des taux atteignant jusqu’à 60 %. La suppression de la taxe d’habitation ne concerne pas les résidences secondaires, qui deviennent un levier fiscal important pour les communes en zone tendue. Objectif : libérer du logement pour les habitants permanents. Mais les écarts se creusent d’une région à l’autre.
Bretagne : une majoration dans plus de 8 communes sur 10
La Bretagne se positionne en tête des régions les plus actives en matière de surtaxe sur les résidences secondaires. En 2025, 82,7 % de ses communes en zones tendues appliquent la majoration. La pression immobilière sur le littoral et dans les villes historiques pousse les maires à recourir massivement à cet outil fiscal. Le taux moyen dépasse 49 %, bien au-dessus de la moyenne nationale. L’objectif est clair : transformer ces biens en résidences principales.
Nouvelle-Aquitaine : des stations balnéaires fortement taxées
La Nouvelle-Aquitaine suit avec 67,1 % de ses communes concernées par la surtaxe. De l’île de Ré à Biarritz, en passant par le bassin d’Arcachon, cette région concentre une forte proportion de résidences secondaires. En réponse, les communes instaurent des hausses significatives sur la taxe d’habitation. Le taux moyen y atteint aussi 49 %, dans l’espoir d’inciter les propriétaires à louer ou revendre. Un choix politique pour faire face à la tension du marché locatif annuel. Découvrez notre article sur la Sécurité sociale : oui, les retraités étrangers y ont droit automatiquement, voici pourquoi.
Pays de la Loire : une pression qui monte en Vendée
Avec 63,9 % de ses communes en zone tendue appliquant la majoration, les Pays de la Loire complètent ce podium fiscal. La Vendée, la Loire-Atlantique et leur littoral attractif attirent les résidences secondaires, rendant l’accès au logement difficile pour les locaux. La surtaxe devient ainsi un outil de régulation assumé par les élus, qui veulent rééquilibrer le marché en faveur des actifs et des familles. La tendance est clairement à la hausse dans l’Ouest.
Un taux moyen national en forte progression
En 2025, 1 628 communes ont choisi d’instaurer une majoration, soit 44 % des communes éligibles. Le taux moyen national atteint 41,4 %, en hausse d’un point par rapport à 2024. Certaines régions comme l’Île-de-France se démarquent également, avec un taux moyen de 44 %, conséquence directe de la tension extrême du marché immobilier dans les zones urbaines. Cette évolution confirme une généralisation progressive de cette fiscalité incitative.
Jusqu’à 60 % de majoration dans certaines villes
Pas moins de 656 communes ont opté en 2025 pour le taux maximal autorisé de 60 %. C’est le cas de La Rochelle, qui espère voir les résidences secondaires libérées au profit de logements pour étudiants ou jeunes actifs. Ces choix fiscaux visent à faire bouger un marché souvent bloqué par la spéculation ou l’usage saisonnier. Dans les zones où le foncier est rare, la surtaxe devient une arme de reconquête de l’habitat à l’année.
Transformer les résidences secondaires en logements permanents
Pour les élus locaux, cette taxe est un outil au service des politiques de l’habitat. En durcissant la fiscalité sur les résidences secondaires, ils espèrent pousser les propriétaires à reconsidérer l’usage de leur bien. Le but est de favoriser les habitants permanents, de freiner la spéculation et de répondre à la pénurie de logements dans les zones touristiques. Cette orientation politique est assumée, même si elle divise. Retrouvez également notre article sur le crédit d’impôt Ehpad : voici une aide enfin ouverte aux retraités non imposables.
Conclusion
La taxe d’habitation sur les résidences secondaires devient une variable d’ajustement puissante dans la lutte pour le logement local. En 2025, certaines régions n’hésitent plus à appliquer des hausses massives. Et vous, que pensez-vous de cette stratégie fiscale ? Trouvez-vous cela juste ou excessif ? Donnez votre avis en commentaire !
