Après un décès, la pension de retraite peut encore arriver : le point à vérifier pour ne pas avoir à rembourser

Le décès d’un retraité ne coupe pas sa pension du jour au lendemain : le versement peut continuer d’arriver, et la somme risque ensuite d’être réclamée à la famille.

La pension de retraite est versée chaque mois par la caisse de retraite, la Carsat pour le régime général et l’Agirc-Arrco pour la complémentaire. À la mort d’un retraité, ces organismes ne sont pas prévenus automatiquement : le versement continue tant que le décès ne leur a pas été déclaré.

Or la pension n’est plus due pour la période qui suit le décès. Un versement qui arrive après constitue un trop-perçu, que la caisse peut demander de rembourser. Et les sommes ne sont pas anodines : la pension moyenne des retraités s’établissait à 1 705 euros bruts par mois en 2024, selon la Drees.

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Quand le versement s’arrête-t-il ?

Le principe est simple : la pension n’est plus versée à partir du moment où le décès est connu de la caisse. Dans le détail, la date précise d’arrêt dépend du régime et du calendrier de paiement, certains versant le mois à venir d’avance, d’autres le mois écoulé à terme échu.

Ce décalage est la source du risque de remboursement. Si la pension est versée d’avance et que le décès survient en début de mois, une partie de la somme porte sur une période où la pension n’était plus due. La caisse peut alors en réclamer la restitution.

La démarche pour éviter de rembourser

Le premier réflexe, après le décès, est de prévenir la caisse de retraite. Le décès se déclare d’abord en mairie, qui délivre l’acte de décès. Ce document sert ensuite à informer la Carsat, l’Agirc-Arrco et, le cas échéant, les autres caisses dont dépendait la personne.

Plus la déclaration est rapide, moins le trop-perçu risque de s’accumuler. À l’inverse, laisser traîner la démarche peut aboutir à recevoir un ou plusieurs mois de pension en trop, et donc à devoir les restituer.

Ne pas confondre avec la pension de réversion

Un point prête souvent à confusion. La pension de réversion obéit à ses propres règles : le conjoint survivant doit la demander, et elle reste soumise à des conditions d’âge et de ressources selon les régimes. Elle ne prolonge jamais automatiquement la pension du défunt.

Cette distinction explique bien des malentendus. Certaines familles laissent le versement tourner en pensant qu’il s’agit d’un droit acquis, alors que la réversion, elle, ne s’obtient qu’après une demande. Vérifier la situation évite les mauvaises surprises.

Après un décès, la pension de retraite ne s’arrête donc pas toute seule. La famille doit prévenir la caisse, rapidement, pour éviter qu’un versement en trop ne devienne une somme à rembourser. Et pour le conjoint survivant, le réflexe est de se pencher sur la pension de réversion : un droit à demander, distinct de la pension qui s’arrête.

Jacqueline

Experte en entrepreneuriat, offrant des conseils pratiques pour aider les entrepreneurs à développer et réussir leurs entreprises.

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