La pension minimale d’une femme seule en 2026 ne se réduit pas à un chiffre : elle dépend d’un plancher de cotisation, d’un filet de ressources, puis des prélèvements qui mordent sur le montant brut.
Derrière la question se cachent deux minimums. Le minimum contributif relève les petites pensions des assurés qui ont cotisé une carrière complète. L’ASPA, l’ancien minimum vieillesse, protège les retraités aux ressources très faibles, et son montant change selon qu’on vit seul ou en couple.
La mention « femme seule » a un sens précis. Le taux de CSG appliqué à la pension dépend du revenu fiscal de référence du foyer. À pension brute identique, ce qui reste sur le compte peut varier.
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Le plancher et le plafond de la retraite de base
Le régime général ne laisse pas une pension de base chuter librement pour un assuré au taux plein. À 67 ans, ce taux plein devient automatique : la retraite est calculée à 50 % du salaire de référence, quel que soit le nombre de trimestres validés, comme le rappelle le Cleiss.
À l’autre extrémité, la pension de base du régime général est plafonnée à 50 % du plafond de la Sécurité sociale, soit 2 002,50 € bruts par mois en 2026. Ce plafond borne le haut de la grille, pas le bas.
L’âge légal, le taux plein et la réalité des carrières
L’âge légal de départ est décalé à 64 ans pour les personnes nées à partir de 1968, selon Info-retraite.fr. Partir à cet âge sans le nombre de trimestres requis expose à une décote, et à une pension qui peut passer sous le plancher du minimum contributif.
La Drees a confirmé une pension moyenne de 1 705 € bruts par mois pour les retraités français en 2024. Une moyenne qui masque l’écart entre hommes et femmes, dont les carrières plus souvent interrompues rapprochent ces dernières du plancher.
Ce que les prélèvements retirent
Le montant brut n’est jamais celui qui arrive sur le compte. La CSG, la CRDS et la contribution additionnelle de solidarité (CASA) s’appliquent selon le revenu fiscal de référence, avec des taux réduits, voire une exonération, pour les pensions les plus modestes.
Le prélèvement à la source s’ajoute ensuite. Le net final dépend autant de la composition du foyer que du montant brut, ce qui rend toute réponse en un seul chiffre trompeuse.
